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Paroisse de Pleumeur Bodou
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(221)L Éternel combattra pour vous ; 

et vous, gardez le silence.
[D] 
(218)Tu es grand Seigneur 

Eternellement
[D] 
(286)Que ton nom soit sanctifié Que ton règne vienne...
[D] 
(247)La foi est un long fleuve qui traverse les siècles.
[D] 

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Une messe des enfants, mais pas seulement...

Le 21 janvier 2007, en l’église de la Sainte Trinité à Trébeurden

Publié le lundi 12 février 2007

Une belle messe, avec un programme riche

Accueil de Pauline et Ludivine
Merci à Louise Le Fessant
Les guides de prières

Cette messe des familles était préparée par et pour les enfants. Le père Laurent Le Boulc’h nous a parlé du livre des livres, toujours d’actualité : la Bible. Notamment comment Jésus est devenu la réalité même de cette parole :< Ce qui est extraordinaire en Jésus. En lui se retrouve toute la Parole de Dieu. Comme si toute la Parole convergeait vers lui. Comme s’il avait digéré, assimilé en lui cette Parole et qu’elle en était devenue sa vie. Les Ecritures sont vraiment la clef de Jésus. Quand, sur la route d’Emmaüs, Jésus le Ressuscité, veut dire aux deux disciples le mystère de sa vie, il commence par relire avec eux les Ecritures. Comme si en redisant les Ecritures il faisait le récit de sa propre vie. Le Christ mort et Ressuscité se dit à travers les Ecritures .>

Mais le programme proposait d’autres points particuliers : nous avons d’abord accueilli dans l’Eglise, Pauline et Ludivine, deux enfants qui se préparent au baptême.

Les guides de prière pour les funérailles sans prêtre ont ensuite reçu des mains de Laurent Le Boulc’h leur croix, symboles de leur fonction, et leur lettre de mission, .

Puis l’assemblée a remercié Louise Le Fessant pour ses 25 ans de bons et loyaux services, et pour son dévouement jamais démenti comme sacristine de l’église de la Sainte Trinité.

Après une sortie dans la joie et les couleurs portées par les enfants, tout le monde s’est retrouvé autour du pot de l’amitié.

Des enfants très présents
Une messe colorée
Le Pot de l’amitié

Pour aller plus loin…l’homélie du père Laurent Le Boulc’h

Jésus, l’enfant du pays, s’en revient chez lui. Sa réputation le précède : dans toute la région on parle de lui. On raconte ses miracles du côté de Capharnaüm et l’enthousiasme des foules. La petite synagogue de Nazareth est pleine à craquer. Personne n’a voulu rater l’événement.

Jésus entre dans la synagogue. Il ouvre le livre, le rouleau du prophète Isaïe. Il en fait la lecture. Il ferme le livre. Tous ont les yeux rivés sur lui.

Le livre est fermé. La Parole a normalement finit de dire ce qu’elle avait à dire. Mais voilà que la Parole continue.

« Cette parole de l’écriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit » dit Jésus.

Jésus se présente donc comme celui en qui s’accomplit la Parole de Dieu. La vieille Parole d’Isaïe, la promesse d’un Messie et tout ce que Dieu a manifesté de désir pour l’homme est en train de se réaliser là devant les yeux de gens de Nazareth. Ce qu’Isaïe dans la ligne des prophètes a écrit des siècles auparavant, ce que les juifs espéraient pour demain, est en train de se réaliser aujourd’hui, devant vous, dit Jésus.

Jésus vient de Fermer le livre de la Parole de Dieu et c’est pourtant comme si la Parole continuait de vivre en lui. Comme si la Parole avait quitté le Livre pour devenir Lui même. En Jésus, la Parole continue. En lui la Parole de Dieu devient vraiment vivante. Elle n’est plus seulement des mots et des phrases, des histoires et des lois, des poèmes et des méditations, elle devient la vie d’un homme. La Parole n’est plus un livre seulement mais l’existence d’un homme. En Jésus, la vieille Parole de Dieu, la Bible est devenue Quelqu’un, un homme en chair et en os. Jésus est la parole de Dieu devenue homme. Il est le Verbe de Dieu fait chair.

Les scribes et les docteurs de la Loi tenteront bien de prouver le contraire. Durant les trois ans de vie publique de Jésus, ils chercheront sans cesse à le mettre en contradiction avec la Parole de Dieu. Ils voudront montrer que la manière de vivre, de parler et d’agir de Jésus n’est pas conforme aux Écritures. Ils accuseront Jésus de ne pas respecter la Loi de Dieu.

Mais, pour celui qui sait voir et entendre, pour l’homme de la Bible qui s’ouvre à Jésus, il n’y a pas de doute ! Jésus accomplit pleinement les Ecritures. Il vit intégralement selon l’Esprit des Ecritures. Tout son être réalise la Parole. Il est la Parole devenue homme. Jamais la vie d’un homme ne sera aussi profondément inspirée par l’Ecriture que celle de Jésus.

Voilà ce qui est extraordinaire en Jésus. En lui se retrouve donc toute la Parole de Dieu. Comme si toute la Parole convergeait vers lui. Comme s’il avait digéré, assimilé en lui cette Parole et qu’elle en était devenue sa vie. Les Ecritures sont vraiment la clef de Jésus.

C’est d’ailleurs toujours par le renvoi aux Ecritures que Jésus se donne à reconnaître. Ainsi, quand, sur la route d’Emmaüs, Jésus le Ressuscité, veut dire aux deux disciples le mystère de sa vie, il commence par relire avec eux les Ecritures. Comme si en redisant les Ecritures il faisait le récit de sa propre vie. Le Christ mort et Ressuscité se dit à travers les Ecritures.

Les premiers chrétiens avaient une vive conscience de cela. Ils étaient tellement convaincus de cela qu’ils n’avaient pas besoin d’Evangile. Pourquoi écrire l’histoire de Jésus alors que son histoire personnelle est celle des Ecritures ? Il leur suffisait de dire que le Christ a vécu selon les Ecritures pour raconter sa vie.

Ce n’est que lorsque la mémoire des Ecritures fera défaut que les premières communautés chrétiennes rédigeront les Evangiles. Mais ici encore elles insisteront pour dire que Jésus a vécu, est mort et est ressuscité, selon les Écritures.

Tenez, prenez les grands personnages de la Bible : Adam, Abraham, Moïse, David, Isaïe et tant d’autres. On peut vraiment dire que Jésus les récapitule tous. Tous se retrouvent comme accomplis, achevés, dans la personne de Jésus. Il y a deux ans, j’accompagnais un groupe dans un pèlerinage en Terre Sainte. J’avais choisi cette pédagogie toute simple. Quand, selon les lieux traversés, j’évoquais un de ces grands portraits bibliques, je regardais alors dans l’Evangile comment Jésus reprenait cette figure en la dépassant. Et nous nous étonnions de voir ensemble à quel point le Christ assimilait et portait à son achèvement en lui tous les grandes figures bibliques. A la suite de Saint Paul et des premiers chrétiens nous avons redécouvert le Christ comme un nouvel Adam, un nouveau Moïse, un nouveau David, Joseph, Jacob, Job...

C’est aussi vrai des grands événements de la Bible : la Pâque, l’exode, la traversée du désert, le don de la manne ou le Temple... Jésus n’est il pas pour les chrétiens la nouvelle Pâques, le nouvel exode, l’Eucharistie, le nouveau Temple de Dieu... Le Christ récapitule en lui tous les grands événements de la Bible pour les mener à leur plénitude.

C’est ainsi que le Christ Jésus rassemble en lui toute l’Ecriture.

Mais nous voici nous aussi à la suite du Christ appelés à donner chair à la Parole. Que devient pour nous la Parole de Dieu quand nous refermons le livre ? Comment la laissons nous s’accomplir en nos vies ? Avec le Christ, dans la force de l’Esprit, pouvoir dire nous aussi : « Cette parole de l’écriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit ».

Voilà qui nous appelle à prendre le temps de lire et de méditer les Ecritures accomplies dans le Christ Jésus. Le faire seul ou mieux en Eglise. En corps du Christ. Nous entraider les uns les autres à nous inspirer de la Parole dans nos décisions et nos choix de vie.

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