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Paroisse de Pleumeur Bodou
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(256)Tu es Pierre, et sur cette pierre, je construirai mon Église, et la puissance de la mort ne pourra rien contre elle.
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(265)Tu es la lampe de mes pas.
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(226)Merveilles, Merveilles, que fit pour moi le Seigneur.
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(243)C est le Seigneur qui vous a appelé des ténèbres à son admirable lumière et vous êtes maintenant le peuple de Dieu.
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Spectacle :« Jean de Dieu,aventurier de la charité »

Publié le mardi 31 juillet 2012

Jean de Dieu, « regards sur un spectacle » : un Grandry... grandissime !



Pierre Grandry, assisté de Raphaël Maillet, violoniste et de Michaël Bideault, accordéoniste, a donné le 26 juillet à l’église de Trébeurden, un spectacle sur Saint Jean de Dieu, qui fera date encore dans la déjà longue chronique de « Culture et Foi ».

La conversion d’un vagabond du monde.
Saint Jean de Dieu (1495-1550) est né au Portugal mais il passa l’essentiel de son existence en Espagne, où il mena d’abord une vie aventureuse ; il est successivement berger, soldat, tailleur de pierres, marchand ambulant, libraire... C’est à Grenade, à l’âge de 42 ans, que Jean se convertit, après avoir écouté un sermon de Jean d’Avila. Bouleversé , il se déshabille et traverse nu toute la ville, ce qui lui vaut d’être enfermé avec les fous. En 1537, il ouvre un premier hôpital et fonde un ordre hospitalier au service des malades pauvres, qui portera son nom. Saint Jean de Dieu sera canonisé en 1690.


L’auteur : son texte, ses musiciens.
Pierre a composé sur cette page d’histoire un texte vivant, coloré, dépourvu de toute facilité hagiographique admirative ou de pédantisme historique. C’est comme un texte à plusieurs voix avec des échappées surprenantes mais justes en direction de l’Évangile ( l’enfant-Jean fugueur et le Jésus-des-docteurs-du-Temple), des adresses au public, ou à soi-même ( la place du pauvre dans ta vie ?) : il actualise sans appauvrir. Il enseigne aussi : la conversion de Jean est tardive ; il a géré son temps avec la plus parfaite fantaisie et voilà que le temps (celui du service et de la sainteté) le presse : 11 ans pour fonder un ordre (les frères hospitaliers) et construire à Grenade le plus vaste hôpital de ces temps où la vie compte si peu. Avec Pierre Grandry on comprend, au long de ce texte robuste, intelligent et pédagogique que la vraie Modernité, la vraie Conquête (Christophe Colomb est son voisin) c’est l’Évangile au quotidien. Plus le récit avance, plus la figure de Jean se rapproche de celle de Jésus, comme un miroir diffracte la lumière.


Les deux musiciens (Raphaël et Michaël) se sont installés sous la voûte d’un porche (hôpital ou cathédrale ?) : placés côte à côte, ils renvoient au texte conté par Pierre, avec une grâce surprenante et joyeuse, des airs de Manuel de Falla. Quelle complicité ! Un mot, un accord, le texte repart méditatif ou exalté.

1492, Grenade est rendue aux rois catholiques. Les musulmans sont défaits. La chrétienté y renaît. Mais au lieu du triomphe et de la parade, un homme, extravagant et follement saint, ouvre l’Histoire, non vers la grandeur mais vers la fraternelle compassion.


90 personnes ont salué, ce soir-là, la haute performance de ce trio inspiré.



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