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[D] 
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[D] 
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[D] 

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Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé

Publié le dimanche 30 octobre 2016

Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé  [1]

S’adressant à ceux qui se croyaient justes et méprisaient les autres, Jésus dresse deux portraits opposés : celui d’un pharisien honoré, respectant la loi et qui en fait état devant Dieu opposé à celui d’ un publicain, collecteur d’impôts plus ou moins malhonnête et méprisé qui n’ose même pas lever les yeux au ciel et se reconnaît pécheur devant Dieu.

Au terme de ce récit, Jésus conclut par cet adage : « Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »

Force est de constater, pourtant, que ce n’est pas ce que nous observons dans la vie quotidienne, professionnelle ou politique. Un notable, un dirigeant, un élu avance généralement en grade, responsabilité, puissance et richesse. Certes, sa carrière, son ascension peuvent stagner. Un politique peut ne pas être réélu, un dirigeant peut même être licencié mais les parachutes dorés, les casquettes multiples et les carnets d’adresses, sont efficaces et les chutes généralement bien amorties.

A l’inverse, les pauvres, les petits réussissent-ils aisément à « s’en sortir », comme on dit ? Non, malheureusement ! Les titres de noblesse sont héréditaires ; la pauvreté aussi, et les fées ne se penchent pas sur tous les berceaux. Et ce n’est pas nouveau. Rappelons nous, par exemple, Edmond Rostand faisant parler les grognards napoléoniens :

« Et nous, les petits, les obscurs, les sans-grades,


Nous qui marchions fourbus, blessés, crottés, malades,


Sans espoir de duchés ni de dotation,


Nous qui marchions toujours et jamais n’avancions ;


Trop simples et trop gueux pour que l’espoir nous berne... »

Trop simples, trop petits pour espérer…

Bien sûr, il y a des exceptions : il y a des ministres qui sont enfants d’immigrés et des parents de ministres qui sont en prison, mais ce sont des cas rares.

Alors, Jésus ne peut-il pas ouvrir les yeux sur la réalité ?

Peut-être veut-il ouvrir nos yeux sur une autre réalité ?

Oui ! celle du Royaume de Dieu ! Il veut ouvrir nos yeux et nous appelle à une conversion nécessaire car nous sommes tous -plus ou moins, un jour ou l’autre- comme le pharisien. Est-ce que nous n’observons pas les règles ? Est-ce que nous ne nous estimons pas meilleurs que d’autres ? Est-ce que nous ne veillons pas à notre image, notre réputation ?

Mais notre échelle sociale, nos critères d’honorabilité ne sont pas ceux de Dieu. Devant Dieu on ne se vante pas. Mépriser les autres ne se fait pas grandir : « Je ne suis pas comme les autres hommes –ils sont voleurs, injustes, adultères. » On se vante pas. On ne fait pas étalage de ses soi-disant mérites : « Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne. » Quel orgueil ridicule devant Dieu ! Lui qui est le Tout-Autre ; lui qui est Amour et qui, pour nous dire son amour livre son Fils au pouvoir des hommes.

Alors ne soyons pas étonnés que Dieu considère comme juste l’homme qui se présente devant lui en restant à distance et n’ose même pas lever les yeux vers le ciel ; mais qui se frappe la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !”

En commentant le comportement du pharisien et celui du publicain, Jésus nous enseigne clairement comment nous présenter devant Dieu pour nous adresser à lui : nous reconnaître humblement pécheurs, comme nous le reconnaissons en préambule à nos célébrations eucharistique ; nous reconnaître simples serviteurs et espérer en la miséricorde de Dieu pour qu’il ne retienne pas nos péchés. C’est cela être juste, c’est à dire à la fois à la juste place qui la notre- seulement, pas davantage - et ajustés à Dieu. Mais si notre travail et les efforts que nous faisons ont pour principal but de nous élever dans l’échelle sociale, gagner en prestige ou augmenter notre train de vie, alors ce sont de vains efforts qui nous réservent des surprises : « les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers » !

Notes

[1- méditation sur l’évangile de Luc 18, 9-14 que le calendrier liturgique nous proposait pour un récent dimanche (30ème du temps ordinaire)

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