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Paroisse de Pleumeur Bodou
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(283)L émerveillement se cultive dans l intériorité du Christ
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(1303)Par ta puissance invisible, Seigneur, tu accomplis des merveilles dans tes sacrements
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“Quand vous voyez éclore les bourgeons, vous devinez que l’été est proche…“

Publié le mercredi 26 mars 2014 , par Robert Gautheret

 “Quand vous voyez éclore les bourgeons, vous devinez que l’été est proche…“ (Luc 21,30)

Chaque année, nous assistons au même miracle. Au creux de l’hiver, alors que les nuits sont plus longues que les jours, tout paraît être mort : les arbres ont perdu leurs feuilles, nos jardins sont tristounets, la grisaille semble avoir tout envahi… Et voilà que la vie reprend le dessus ! C’est particulièrement frappant cette année à cause de la douceur exceptionnelle du mois de mars qui a accéléré le réveil de la nature. Les arbres fruitiers osent un fleurissement précoce, les jardins renaissent, la sève réveille la vie. Pourtant, la sagesse de ceux qui connaissent les caprices météorologiques nous rappelle que des gelées tardives sont encore possibles. Alors, il faut rester vigilent, attentif et prudent.

Cette renaissance de la nature offre une parabole parlante pour évoquer le mystère de Pâques. D’ailleurs, Jésus s’est lui-même appuyé sur l’observation de la nature pour annoncer et expliquer ce qu’il allait traverser par sa passion et sa résurrection : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12,24). Cependant, Dieu est plus qu’un arbre qui renaît. Et la résurrection bien plus qu’une renaissance après un temps de sommeil.

A Pâques, nous célébrons la victoire radicale de la vie sur la mort. Pourtant, à vue humaine, notre expérience de la mort nous laisserait penser qu’elle est définitive et irréversible. Seul un acte de foi peut affirmer le contraire. Oui, c’est librement que nous pouvons choisir, que nous pouvons décider de croire… de croire que c’est vrai ce qui s’est passé il y a plus de 2000 ans dans cet événement inouï de la résurrection du Christ. A l’invitation de St Paul, nous pouvons alors « ne pas être abattu, comme ceux qui n’ont pas d’espérance » (1Th 4,13). A l’échelle humaine, nous avons des espoirs. L’espérance renvoie à Dieu lui-même ! Elle est d’une certaine manière dépendante de la profondeur de notre foi. Le contraire de la foi, ce n’est pas l’athéisme, mais le désespoir.

L’espérance chrétienne, c’est croire que depuis le matin de Pâques, la vie est plus forte que la mort, que la lumière a définitivement vaincu les ténèbres, que l’amour a gagné le combat contre les forces du mal ! A cause de cela, rien, aucune situation, aucune souffrance, aucune maladie, aucun mal, aucune mort n’aura le dernier mot ! Dans la foi, nous affirmons qu’il n’existe pas de situation sans issue. Soyons attentifs, éveillés, confiants pour reconnaitre, au milieu de tout ce qui en nous et autour de nous peut nous décourager, les fragiles germes lumineux qui révèlent le soleil éclatant de Pâques.

P. Hervé LE VÉZOUËT

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