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Paroisse de Pleumeur Bodou
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(251)Laisse ta lampe allumée 

Laisse ton coeur ouvert
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Pas de Carême sans Pâques

Publié le vendredi 27 mars 2015, mis a jour le jeudi 28 janvier 2016 , par Robert Gautheret

Pas de Carême sans Pâques

Nous voilà déjà entrés en Carême depuis le 18 février. Des moyens concrets nous sont proposés en paroisse pour en faire un véritable temps de « retour à Dieu », de conversion, de renouvellement de notre relation au Christ. Un des fruits du Carême devrait être la joie. Pourtant, pour beaucoup, le Carême est associé à une période peu réjouissante, marquée de privations, d’ascèse et de pénitence. Quand on dit que quelqu’un a « une face de Carême », cela signifie qu’il a l’air sinistre et peu avenant. Le Pape François, dans son exhortation sur la joie de l’Évangile, ne se prive pas d’épingler les chrétiens qui présentent parfois « un air de Carême sans Pâques ».

« Carême sans Pâques » ? Justement : le temps de conversion que l’Église nous propose de vivre en ce moment ne devrait pas se limiter aux quarante jours du Carême. On ne peut le comprendre s’il est dissocié du temps de Pâques qui lui donne tout son sens. Et comme le temps de Pâques dure cinquante jours jusqu’à la Pentecôte, il serait plus juste de dire que nous sommes entrés dans une période de quatre vingt dix jours, dont la première partie, le Carême, nous prépare à accueillir les fruits.

Le message du Pape François pour le Carême 2015 est intitulé « Tenez ferme (Jc 5, 8) » et porte sur le thème de la mondialisation de l’indifférence. Le Saint-Père y exprime son espoir « que les lieux où se manifeste l’Église, en particulier nos paroisses et nos communautés, deviennent des îles de miséricorde au milieu de la mer de l’indifférence ! ».

Le Pape François nous rappelle que le Carême est « un temps de grâce » (2 Co 6, 2) et rajoute que la grâce des grâces, c’est de savoir que nous avons du prix pour Dieu, que nous comptons pour lui. Le Carême est fait pour nous aider à en reprendre conscience, mais aussi, par voie de conséquence, pour nous transformer afin d’essayer de lutter, nous aussi, contre l’indifférence.

Le Saint Père utilise une très belle image pour rappeler la mission de l’Église : en envoyant son Fils sauver le monde, Dieu a montré que le monde ne lui était pas indifférent. Il a ouvert une porte entre lui et nous, entre le ciel et la terre. Il s’agit de faire en sorte que cette porte ne se referme pas, et l’Église, dit le Pape, « est comme la main qui maintient ouverte cette porte grâce à la proclamation de la Parole, à la célébration des sacrements, au témoignage de la foi qui devient agissante dans l’amour ».

Que ce temps de Carême-Pâques nous aide à demeurer ouverts à Dieu, pour que l’Église puisse maintenir ouverte la porte de sa miséricorde, et qu’il n’y ait pas de Carême sans Pâques.

P. Hervé Le Vézouët

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