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Paroisse de Pleumeur Bodou
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(238)A la sueur de ton visage, tu gagneras ton pain
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(560)Jésus s approcha, et fit route avec eux. 

Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
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(254)La Paix, oui la Paix c est le don de Jésus.
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(264)Quand il a fini de parler, il dit à Simon : « Avance là-bas où l eau est profonde, et jetez vos filets pour attraper du poisson. » 

Simon lui répond : « Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre. Mais tu nous dis de jeter les filets, je vais le faire. »
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Pâques 2008 à Pleumeur Bodou

La foi est de plus en plus présente parmi nous.

Publié le dimanche 23 mars 2008, mis a jour le mercredi 21 septembre 2011 , par Corentin Penn

Pâques 2008 à Pleumeur Bodou - La foi est de plus en plus présente parmi nous.

S’il fallait avoir un témoignage que la foi est encore vivante il suffirait de revivre les célébrations de Pâques 2008 à Pleumeur Bodou.

  • cérémonies pénitentielles très suivies, par exemple à Trégastel, où l’abbé Eugène Teurnier nous a fait méditer sur nos faiblesses à partir des 7 dernières paroles du Christ
  • très belle cérémonie du Jeudi Saint à Pleumeur Bodou,
  • veillées pascales à l’Ile Grande et Trébeurden,
  • pour terminer par une messe du Dimanche de Pâques dans une église archicomble à Pleumeur Bodou (400 personnes) avec le baptême de Pauline, une très profonde homélie de Laurent le Boulch, puis 4 baptêmes à l’issue de cette messe.

Oui le Christ est vraiment ressuscité

Il est toujours parmi nous, et c’est cela qui est essentiel, comme nous le rappelle Laurent le Boulch dans sa magnifique homélie.

Le responsable de publication

Homélie de Laurent le Boulch

Marie Madeleine court au tombeau dans le petit matin. Elle entraîne avec elle, dans sa course folle, Pierre et Jean. C’est l’inquiétude et la peur qui font courir Marie Madeleine, Pierre et Jean. Comment ne seraient ils pas pris de panique devant cette étrange nouvelle : « on a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis ! » Comment ne seraient ils pas bouleversés par ce qui s’annonce ? Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, un homme a traversé la mort ! Les trois disciples vont devoir faire face à l’événement le plus inédit, le plus imprévisible et le plus extraordinaire qui soit, la Résurrection de Jésus.

L’évangile raconte qu’arrivé au tombeau, seul le disciple bien aimé vit et crut. « Jusque là, ajoute l’évangile, les disciples n’avaient pas vu que, d’après l’Ecriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts ». Mais Marie Madeleine et Pierre n’en sont pas encore là. Ils ont les yeux encore tournés du côté de la mort. Ils ne voient pas que Jésus est passé définitivement et totalement du côté de la vie. Ils ne voient que son absence et n’ont pas réalisé qu’il était vivant d’une nouvelle présence.

Dans la suite de l’évangile, Marie Madeleine fera la rencontre du Ressuscité dans le jardin. A l’appel de Jésus, elle ouvrira enfin les yeux. Elle verra que le Christ est extraordinairement vivant, du côté de la vie pour toujours. Le soir du même jour, Jésus Ressuscité apparaîtra au milieu de ses disciples rassemblés et, comme à chaque fois dans ces magnifiques récits, le Christ leur donnera sa paix : « la paix soit avec vous ».

Comme Marie Madeleine et Pierre, nous sommes, nous aussi, si souvent traversés d’inquiétudes devant la puissance de la mort. Pris de peur, parfois nous courrons dans tous les sens et nous ne voyons plus. La bonne nouvelle de la Résurrection de Jésus vient alors nous apaiser. Elle vient nous redonner confiance en la vie. N’avez pas peur, soyez sans crainte. Ne vous laissez pas submerger par la peur de vivre ou la peur de la mort car depuis la Résurrection de Jésus un passage s’est ouvert et une présence nous est donnée.

La Résurrection nous ouvre un passage. « Il est ressuscité d’entre les morts ! » Christ est ressuscité ! Il n’est pas resté enfermé dans son tombeau. La mort ne l’a pas retenu captif du dedans de sa mort, un passage s’est ouvert, une brèche vers la vie. Il est passé du côté de la vie infinie et glorieuse en Dieu. La mort n’a plus aucun pouvoir sur lui.

C’est là une magnifique nouvelle pour nous car, pour nous aussi, la mort n’est plus le dernier mot de notre histoire. Elle n’est plus un obstacle infranchissable à l’accomplissement de nos vies. Pour nous aussi, la mort en Jésus devient le lieu d’une extraordinaire transformation, le lieu où la résurrection dans l’amour de Dieu fait son travail en nous grâce à l’amour commencé ici bas et qui s’achève en Dieu. L’amour n’a pas de fin pour l’homme, il le conduit dans l’éternité de Dieu. « Frères, vous êtes ressuscités avec le Christ ! » écrit Paul aux Corinthiens

Par la Résurrection de Jésus un passage s’est ouvert mais c’est aussi une présence qui nous est donnée. Désormais, nous sommes appelés à reconnaître la présence mystérieuse et cachée du Christ ressuscité en nous, à nos côtés, au milieu de nous. Il est là, présence d’un amour discret et fort, celle d’un ami fidèle et sûr. Une présence d’amour plus forte que tout le mal et la haine, la division et la violence en nous.

Par l’Esprit, l’amour du Christ ressuscité vient se loger en chaque homme. Il ne connaît pas de frontières. Aucune forteresse ne lui résiste. Il vient même là où rien ne semblait possible, là où le mal en l’homme paraissait le plus fort. Où que l’homme en soit de son chemin, il est là, disponible comme une source d’eau vive pour celui qui veut bien librement l’accueillir et le laisser vivre en lui. Tout homme qui vit de cet Esprit, à la suite du Christ ressuscité, traversera la mort.

Le baptême et la confirmation sont vraiment les sacrements de Pâques, sacrements du passage et de la présence du Ressuscité. Pauline, dans un instant, tu va être plongée dans l’eau du Baptême. Mystérieusement tu vas recevoir en toi la présence de l’amour infini du Christ miséricordieux plus fort que le péché et le mal en toi.

Vivre dans cet amour c’est trouver la vie qui ne finit pas. Ce que tu reçois aujourd’hui est un changement de vie. Un appel à ne plus avoir peur de la puissance du mal en soi et autour de soi. Un appel à déborder de confiance dans la vie. Une invitation à prendre la vie du bon côté.

Car il arrive si souvent que les hommes prennent mal la vie, peut être aussi parce qu’ils prennent mal la mort. Quand ils ne pensent plus qu’à la mort et sont comme paralysés par elle, quand ils vivent prisonniers de la tristesse et de l’amertume, dans les regrets éternels du passé et la perte du goût de vivre. Ou bien encore quand ils font tout pour refuser et oublier la mort et que cela les conduit à des manières rageuses et violentes de vivre voulant chasser de leur existence toutes traces de faiblesse et de fragilité, de vieillissement.

Mais voici que l’extraordinaire nouvelle du Christ ressuscité est venue nous délivrer de ce pouvoir de la mort. Non que le mal, le vieillissement et la mort n’ont plus de prise sur nous. Bien sûr. Mais depuis le matin resplendissant de Pâques, le mal et la mort ne sont plus capables d’empêcher la présence de l’amour pardonnant du Christ ressuscité de nous conduire dans la vie et de nous conduire à la vie.

Frères et sœurs, que cette formidable espérance de Pâques nous délivre de nos peurs, qu’elle nous donne la paix et relance en nous le goût joyeux de vivre

Christ est ressuscité ! Alléluia ! Alléluia ! Amen !

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