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Paroisse de Pleumeur Bodou
Quatre photos cliquables pour prier...
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(260)L homme de foi est comme un arbre au bord d un cours d eau.
[D] 
(236)Il y eut un soir, il y eut un matin... Ce fut le premier jour
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(241)Si tu passes à travers les eaux, je serai avec toi, à travers les fleuves, ils ne te submergeront pas. 

Si tu marches au milieu du feu, tu ne seras pas brûlé et la flamme ne te calcinera plus en plein milieu
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(476)En vérité, ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Dieu.
[D] 

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Noël 2011 en la paroisse de Pleumeur Bodou - méditons l’homélie de Laurent le Boulch

Publié le mercredi 11 janvier 2012, mis a jour le jeudi 12 janvier 2012 , par Corentin Penn

Noël 2012

L’église St Pierre à Pleumeur Bodou était pleine à craquer le Samedi 24 Décembre de plus de 400 fidèles dont de nombreux enfants massés sur les tapis devant l’autel qui, attentifs comme des enfants à Noël, sous le contrôle de bénévoles, coloriaient des images de Noël.

Crèche de Noël à Colorier

Ambiance priante et fervente, attentive aux Paroles du Père Laurent Le Boulch. La procession des offrandes, portées sur la tête par soeur KIZITO, a permis une touche colorée et rythmée avec un chant en SWAHILI - langue parlée par plus de 50 Millions de personnes :

[rouge]Alléluia matoléo, Alléluia matoléo (bis)
Mungu baba (bis)
Mungu baba wa mapendo upokee matoléo[/rouge]

Traduction
Alléluia, offrons nous,
Dieu notre Père
Dieu notre père qui nous aime, reçois nos offrandes.

La chapelle Ste Anne à Trégastel était très pleine aussi le Samedi soir. Prière fervente et joyeuse aussi, sous l’impulsion du Père Pierre.

C’est aussi le Père Pierre qui présida la messe du jour de Noël à l’église de la sainte Trinité à Trébeurden.

Belles cérémonies pour témoigner comme le dit Joseph Moingt, jésuite considéré comme l’un des plus grands théologiens vivants, que [rouge]" Jésus - c’est un homme historique - existe dans la pensée de dieu. En le faisant venir au monde, Dieu lui même marque son intention de contracter des liens avec toute son humanité"[/rouge]. Oui, comme le disait Irène, lors du dernier Dimanche en chemin " Pâques et la résurrection existent, parce qu’il y a eu Noël"

C’est bien tout le sens profond que nous trouvons dans la belle homélie, ecoutée dans le silence et avec beaucoup de ferveur,par l’assemblée des chrétiens présents.

Alors que nous démarrons une nouvelle année et que l’optimisme ne semble pas, hélas, d’actualité ; mais n’est-ce pas aussi un manque de foi , interrogons nous sur notre attitude et notre manque d’enthousiame dans la foi ?

L’enthousiasme, c’est un regard positif porté sur les personnes et sur les choses de la vie quotidienne en s’imposant, chaque fois que c’est possible, d’être un exportateur de solutions, plutôt qu’un importateur de problèmes.

C’est, en second lieu, un rapport particulier à la connaissance et au savoir, en considérant qu’à côté du savoir et du savoir‑faire s’imposent le savoir‑être et le savoir travailler ensemble.

En troisième lieu, l’enthousiasme entraîne un rapport particulier à la créativité, à l’exploration, à l’expérimentation.

_Nota : cette référence à l’enthousiasme est inspiré d’un article de Pascal Pellan sécrétaire général de la chambre des métiers 22

Beau programme et belles perspectives pour l’avenir de tous et pour notre paroisse

Mais d’abord méditons, à l’occasion de Noël et ce ce début d’année, les paroles du père Laurent le Boulch

Berger de France

Homélie du Père Laurent le Boulch

Cette nuit de Noël, l’enfant Jésus vient au monde et c’est la rencontre d’amour de Dieu avec les hommes qui tient toutes ses promesses. Il vient Jésus et c’est l’espérance des prophètes qui se réalise, celle d’Isaïe qui annonçait la lumière, la libération et la paix au peuple prisonnier des ténèbres, de l’esclavage et de la guerre. En Jésus, la longue histoire d’Alliance entre Dieu et les hommes réalise toutes ses promesses de vie et de joie.

« Marie méditait tous ces événements dans son cœur » raconte l’évangile. Devant un petit d’homme qui vient de naître, les gens s’émerveillent et s’interrogent. La vie est là, devant eux, belle et mystérieuse mais, combien paraît-elle aussi fragile et menacée. Dans le récit de Luc, la naissance de Jésus baigne dans cette ambivalence d’ombre et de lumière, de violence et de paix, de confiance et de crainte, d’accueil et de refus. Cette existence qui commence pourra-t-elle tenir toutes ses promesses ?

Trégastel - expo de crèches

C’est pourtant cela dont le Christ Jésus est venu témoigner parmi les hommes. Il est venu annoncer que la vie des hommes est une grande promesse et que cette promesse sera tenue. Tout ce que la vie d’un homme porte avec elle d’espérance se réalisera. Au nom de Dieu, Jésus est venu dire cela de la vie de tout être humain.

Cette Parole peut sembler impossible à entendre, irrecevable même. Quand la vie subit le mal, l’échec et la mort, comment peut-on dire qu’elle est une promesse qui sera tenue ? Comment croire dans la promesse de la vie au moment où la crise que traverse notre monde engendre la peur de l’avenir et son lot d’inquiétudes ?

Cette nuit pourtant, Jésus vient. Il vient témoigner que la vie en l’homme tiendra toute ses promesses. Elle ne décevra pas.

Ce n’est pourtant pas dans une vie rêvée que le Christ vient. Dieu n’a pas tracé pour lui un chemin facile, dégagé de tout souci, à l’abri des épreuves. Il n’a pas agi pour lui comme des parents rêvent souvent de le faire pour leurs enfants, en leur facilitant la vie autant que cela leur est possible. Jusqu’à parfois les surprotéger, leur épargnant la moindre difficulté comme des enfants trop gâtés.

Jésus vient, et rien de la dureté de la vie des hommes ne lui sera épargné. Ni la faim, ni la fatigue du chemin, ni la tentation de la démission, ni l’opposition et la trahison, ni la terrible souffrance, et la mort. C’est dans cette existence là, si semblable à la nôtre par tant d’aspects, que le Christ rayonnera de la promesse de Dieu. Dans une vie comme la nôtre, le Christ Jésus sera cet homme extraordinairement libre, juste et bon, homme de paix et de réconciliation, homme de discernement et de sagesse, de courage et de fidélité. Au milieu de ses frères humains, le Christ vivra sa vie d’homme comme l’éclosion de la promesse de Dieu.

Elle tiendra ses promesses la vie de Jésus quand il s’en ira à la rencontre des pécheurs leur annoncer la délivrance dans la miséricorde de Dieu. Elle tiendra ses promesses la vie du Christ quand il opposera sa sagesse à l’intelligence froide des docteurs de la Loi, quand il guérira de son mal la jeune fille malade et l’homme possédé d’un esprit mauvais, quand il transformera le coeur des hommes endurcis et enthousiasmera les foules par sa Parole, quand il passera des nuits en prière et louera le Père. Elle ne décevra pas la promesse de vie en Jésus, quand il la donnera sur la croix et s’offrira à ses disciples dans le pain devenu son corps.

Mais, par-dessus tout, au-delà de tout, la vie du Christ tiendra toutes ses promesses quand Jésus le Ressuscité se lèvera d’entre les morts, libre et vainqueur du mal et de la mort. Dans la Pâques du Christ s’accomplira alors pleinement et pour toujours la promesse du Dieu vivant aux hommes.

Cette nuit de Noël, quand l’enfant Jésus vient au monde, c’est cette promesse de Dieu aux hommes qui se réalise dans l’humanité de Jésus. Au milieu de la violence et de la haine, du mal et de la mort, brille la lumière du Christ. Et ce sont des bergers, les pauvres parmi les pauvres, les pécheurs et les petits qui, les premiers, vont le reconnaître, eux, qui, plus que d’autres, ressentent sur eux le poids de la nuit. Ils s’émerveillent devant la naissance de Jésus, car ils contemplent en lui le « prince de la paix, le conseiller merveilleux, le Dieu fort » proclamé par le prophète Isaïe, le sauveur de la promesse de la vie.

Frères et sœurs, c’est Noël cette nuit, et nous sommes, dans la foi, appelés à croire en la promesse de vie qui nous est donnée en Jésus. Noël nous invite à regarder chaque enfant qui vient au monde avec les yeux de l’espérance. Noël nous appelle à ne pas désespérer de la promesse de vie donnée à toute naissance d’homme en ce monde. Le Christ Jésus nous ouvre le chemin de la promesse de Dieu. Cette promesse de l’éternité bienheureuse, cette promesse d’une vie éternellement heureuse est pour tous les hommes. « La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes. » écrit Saint Paul à son disciple Tite.

Cette nuit de Noël, frères et sœurs, ne doutons pas de la promesse de Dieu pour nos vies. Car il vient, Jésus, déposer en nous tout l’amour de Dieu. Il vient déposer en nous l’Esprit d’amour de Dieu. Et c’est la charité de Dieu, la force d’aimer de Dieu, qui peut prendre naissance dans nos vies si nous l’accueillons au-dedans de nous.

C’est Noël, frères et sœurs, et il nous revient cette nuit d’accueillir en nous la charité du Christ dans nos vies. Où que nous en soyons de nos chemins, quelques soient les événements que nous traversons, la charité de Dieu nous est toujours donnée dans le Christ Jésus. Quelques soient ses conditions de vie, il est toujours possible à un homme de témoigner auprès de ses frères de cette part d’amour qu’il reçoit de Dieu. Car l’Evangile du Christ nous en donne l’assurance : rien d’autre n’est capable d’accomplir la promesse de nos vies. Seul, le témoignage de la charité de Dieu peut ouvrir notre existence à sa beauté promise, à son éternité.

Voilà pourquoi, frères et sœurs, nous nous réjouissons cette nuit. Nous nous réjouissons de ce que Noël soit chaque année, partout dans le monde, un grand signe de paix, de fraternité et d’amour tracé par Dieu sur notre humanité.

Frères et sœurs, que Noël apporte à chacun d’entre nous l’espérance que nos vies, habitées par la charité de Dieu, tiendront toutes leurs promesses dans le Christ qui nait au milieu de nous. Amen.

amnche en chemin

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