Paroisse Pleumeur Bodou : aller au sommaire
Paroisse de Pleumeur Bodou
Quatre photos cliquables pour prier...
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(468)Qui es-tu donc, douce lumière qui envahit mon coeur ? Esprit Saint, Amour éternel !
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(256)Tu es Pierre, et sur cette pierre, je construirai mon Église, et la puissance de la mort ne pourra rien contre elle.
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(286)Que ton nom soit sanctifié Que ton règne vienne...
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(560)Jésus s approcha, et fit route avec eux. 

Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
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Messe des enfants le 20 Janvier à Trébeurden et réflexion sur la nouvelle catéchèse le 27 Janvier à Pleumeur Bodou

Publié le dimanche 27 janvier 2008 , par Corentin Penn

Simplicité et ferveur à la messe des enfants Dimanche 20 Janvier à Trébeurden - Messe préparée par les catéchistes ;

Quand pour le "Notre Père" tout le monde s’est donné simplement la main, on a bien senti la solidité des convictions dans la prière. Quand, dans une sympathique pagaille, les enfants sont venus apporter les offrandes à l’autel, il y avait là toute leur simplicité.

Laurent le Boulch nous a parlé de l’unité des Chrétiens et de la responsabilité de chacun d’aller dans ce sens, sachant que chaque confession a ses responsabilités (par exemple le massacre de la St Barthélémy pour les catholiques). Prier pour l’unité et travailler avec nos frères c’est essentiel. Quel beau message pour les plus jeunes Remise de l'évangile pour un jeune préparant sa profession de foi ou pour ceux qui se préparent à la profession de foi.

Au dela de cette intéressante cérémonie on retiendra aussi la réflexion de Laurent, le Dimanche 27 Janvier, sur la manière dont notre passé modèle notre avenir et sur le besoin presque matériel de s’accrocher à nos souvenirs pour assoir notre devenir

Témoignage, transmission - pour une nouvelle catéchèse !!!

C’est la vie de Jean Baptiste qui semble commander la vie de Jésus. Les événements forts de la vie de Jean semblent commander les grandes décisions de Jésus.

Tout se passe donc comme si Jean le Baptiste jouait pour Jésus le rôle d’un avertisseur, un clignotant. Ce que vit Jean le Baptiste est pour Jésus un signal qu’il sait décoder aussitôt. Dans ce sens, Jean est vraiment le précurseur du Messie. Il ne l’est pas seulement en indiquant à ses contemporains que Jésus est le Christ. Il l’est bien davantage encore par les événements même de sa vie, la trame de son histoire. On pourrait dire que toute l’existence de Jean est comme un test grandeur nature pour Jésus. Jean le Baptiste joue le rôle d’un éclaireur ou d’un ouvreur de piste pour Jésus. A partir de lui, Jésus oriente et balise son chemin.

Jésus n’a donc pas inventé sa vie, seul. Il a construit sa vie en s’appuyant sur le témoignage de Jean le Baptiste qui le précédait. Il a tenu compte de la leçon de vie donnée par l’histoire de Jean Baptiste.

Il en va de même pour nous. Nous construisons nos vies en nous appuyant sur le témoignage d’autres vies qui nous ont précédées. Pour nous aussi, certaines vies ont valeur de référence. Certaines personnes ont été pour nous des précurseurs au sens où elles nous ont révélé ce que pouvaient devenir nos vies. Elles nous ont donné envie de les suivre.

Il en est ainsi aussi de la vie dans la foi. Pour grandir et nous structurer dans la foi nous avons besoin d’écouter et de recevoir le témoignage de ceux et celles qui nous ont précédés. Nous n’avons pas à tout inventer par nous mêmes et à faire comme si rien ne s’était passé avant nous. Nous avons besoin d’entendre la sagesse des précurseurs, ceux et celles qui ont su témoigner de l’Evangile avant nous. L’histoire des grands témoins de la foi, la vie des saints et des saintes nous éclaire. Plus les chrétiens sont isolés ou marginalisés, plus ils ont besoin de recevoir ces témoignages.

La catéchèse en France depuis quelques années redécouvre l’importance de faire connaître la vie des saints de notre histoire. Il y a tous ces témoins d’un passé lointain qui nous éclairent et nous ouvrent un chemin. Mais il y a aussi et peut être davantage encore aujourd’hui besoin de recevoir le témoignage de ceux qui nous précèdent d’une simple longueur.

Combien de vocations de prêtres et de religieux mais aussi de gens mariés sont nées de cette manière là. Nous avons rencontré un jour une personne ou un groupe de gens qui dans leur manière de vivre nous ont marqué. Ces personnes incarnaient en elles un idéal qui était présent en nous et nous avons eu le désir de les suivre. Non pas forcément pour les imiter mais pour nous inspirer de leur vie dans notre vie. D’une certaine manière, ces personnes nous ont précédé dans l’existence, elles nous ont ouvert la voie. Comme Jean Baptiste pour Jésus.

Dans le texte des évêques qui guide la recherche de la nouvelle catéchèse en France de puis un an, il est beaucoup question des « aînés dans la foi ». C’est là une des grandes intuitions de la recherche catéchétique actuelle en France.

Les difficultés de la transmission de la foi en France tiennent quelques fois peut être moins aux jeunes eux mêmes qu’aux adultes qui les précèdent. Les générations qui précèdent font parfois preuve d’une trop grande discrétion et préfèrent laisser les plus jeunes, livrés à eux mêmes, comme s’ils avaient tout à découvrir par eux mêmes. Or cette tendance à penser « tu le trouveras bien par toi même » est un leurre. Ce n’est pas ainsi qu’on chemine dans la foi. Nous avons tous besoin du témoignage de ceux et celles qui nous précèdent. Les plus jeunes ont besoin de recevoir le témoignage des aînés.

Or les générations qui précèdent se sentent, trop souvent à tort, discréditées ou exclues de leur rôle dans la transmission de la foi. Nous sommes tous appelés à prendre au sérieux cette responsabilité d’aîné dans la foi. Nous qui avons plus ou moins quelques longueurs d’avance, nous avons en partage la responsabilité d’être des témoins pour ceux et celles qui nous suivent.

Sans décider pour eux, c’est à eux d’imaginer leur route, il nous revient pourtant de baliser leurs chemins, les prévenir des difficultés, les encourager quand il faut traverser des épreuves, comprendre leurs hésitations et nous faire solidaires de leurs propres avancées. Voilà pourquoi il est si important que nous marquons notre solidarité quand des jeunes ou des catéchumènes adultes s’engagent sur un chemin de foi par le baptême, la confirmation, le

mariage, la catéchèse. Etre présent dans ces temps forts, témoigner de notre soutien, encourager et dialoguer avec eux, c’est toute l’intuition des rassemblements des générations dans les assemblées de la nouvelle catéchèse.

L’exemple de Jean Baptiste et de Jésus nous appelle, quelque soit notre âge, à nous sentir tous en responsabilité d’être des aînés dans la foi. Etre un peu comme des Jean Baptiste pour tous ceux et celles qui commencent après nous un chemin de foi. Ne pas craindre d’être des Jean Baptiste pour les nouvelles générations.

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