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Paroisse de Pleumeur Bodou
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(273)Mon Dieu et mon rocher, tu es pour moi un abri sûr.
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(239)Là où se trouve la haine, Que nous apportions l Amour...
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(460)Un coeur sans amour est comme une rivière qui n a plus d eau pour abreuver ses rives
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(252)L homme est comme une feuille qui vole... Nul ne sait où elle tombera. 

Mais là ou elle tombera, la terre se fertilisera
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Messe des Familles le 29 Avril 2007

Publié le mercredi 2 mai 2007 , par Corentin Penn

Le Quatrième Dimanche de Pâques a été l’occasion pour la communauté paroissiale de se retrouver pour célébrer avec les enfants, la messe des familles. Ce Dimanche a donc permis, dans un climat simple et familial, de célébrer plusieurs thèmes :

  • le Dimanche du bon Pasteur et des vocations
  • La messe des familles avec les enfants
  • La journée nationale de la Déportation

On retrouvera ci-après une partie de l’homélie du Père Laurent le Boulch où il nous parle du bon Pasteur mais surtout de l’importance de ceux et celles qui donnent toute leur vie au bon Pasteur et de la nécessité pour nous croyants en devenant, par notre témoignage une caisse de résonnance, de répercuter ce message à notre monde en recherche de repère.

Les enfants pour qui ce message était important auront aussi été impressionnés par la présence des drapeaux et par la sonnerie aux morts de la fanfare toujours surprenante mais pleine d’émotion, au moment de l’élévation (Une manière, pour la fanfare, de faire penser à l’anamnèse : Gloire à toi...). Incontestablement les enfants posaient des questions. C’est une bonne occasion d’échanges au KT.

Extrait de l’homélie du Père Laurent le Boulch

L’Eglise est le signe du bon Pasteur. Au milieu des hommes, de génération en génération, malgré ses défaillances, l’Eglise se fait l’écho de la voix du Christ, le bon pasteur. En elle, les brebis écoutent la Parole du Ressuscité. En elles, des croyants deviennent signes à leur tour du bon pasteur.

Dans notre époque de liberté, toutes sortes de modèles cohabitent, faire des choix pour inventer sa vie n’est pas simple. Beaucoup alors sont en quête de guides qui pourraient les conduire vers une vie meilleure. Les livres de sagesse se vendent comme des petits pains ; la philosophie trouve une nouvelle jeunesse ; les règles de l’éthique sont réclamées de partout ; la spiritualité a le vent en poupe ; et les candidats à la présidence de la république se présentent eux aussi comme des pasteurs capables de guider la nation pour des temps meilleurs.

Notre monde cherche des guides. Il a besoin alors de ces témoins de l’unique pasteur. Il a besoin d’hommes et de femmes qui vivent dans l’inspiration évangélique du bon pasteur.

Chanter le Psaume en battant des mains

Elles parlent au monde, elles lui donnent à réfléchir, toutes ces vies en retrait loin du bruit et de l’agitation, dans des monastères, où se trouvent contestées radicalement les valeurs dominantes qui mènent trop souvent les existences actuelles branchées sur la consommation et le paraître. Elles interrogent notre monde la vie de ces hommes et de ces femmes qui ouvrent à la beauté de la vie intérieure et au mystère de la grandeur de Dieu en l’homme.

Elles parlent au monde, elles lui donnent à réfléchir, l’existence de tous ces hommes et de ces femmes, religieux et religieuses, diacres, qui vivent gratuitement, sans rien attendre de retour, dans le compagnonnage avec tous ceux dont ils partagent simplement la vie professionnelle, sociale, familiale. Ces vies sont comme des bulles d’oxygène, des îlots de fraternité évangélique dans des mondes étouffés par trop de violence.

Elles parlent au monde, elles lui donnent à réfléchir, la vies de tous ces hommes qui ont reçu de l’Eglise la grâce de devenir pasteurs, prêtres, guides spirituels pour des communautés chrétiennes. Ils sont des constructeurs de communautés d’Eglise, des annonceurs de la Parole de l’Evangile du Christ qui redonne du sens et de l’espérance aux hommes.

Elles parlent au monde, elles lui donnent à réfléchir toutes ces vies données au service de l’Evangile et de l’Eglise. Mais ces vies là deviennent trop rares aujourd’hui. Elles nous manquent de plus en plus.

Ce n’est pas que l’appel de Dieu se soit tu. Je reste intimement convaincu que Dieu n’est pas devenu silencieux. Le Dieu de l’Evangile appelle toujours au cœur des hommes.

La Paix soit avec vous

Ce qui fait défaut ce serait davantage quelque chose comme une caisse de résonance. Quelque chose qui rendrait plus audible et plus puissant l’appel de Dieu. Car, trop souvent cet appel se trouve comme enfermé dans l’intériorité de celui qui se pose des questions. Il reste trop seul avec ce désir caché en lui. Il lui manque des signes en retour qui feraient que sa question n’est plus seulement sa question mais celle de toute une communauté, son désir personnel mais le désir de toute une communauté.

Les conditions actuelles de l’existence ne rendent pas évident l’écoute des appels de Dieu. A plus forte raison s’il leur manque une caisse de résonance.

Or, cette caisse de résonance c’est nous, frères et sœurs. Il revient à chacun de nous, chrétiens engagés à la suite du bon pasteur, de devenir caisse de résonance de l’appel de Dieu au cœur des hommes. Nous le serons en osant parler plus naturellement de l’appel de Dieu dans ces vocations particulières sans en faire une question extraordinaire. Nous le serons en relayant davantage ces appels dans la prière ensemble. Que notre communauté n’ait donc pas peur d’amplifier les appels de Dieu au coeur des hommes d’aujourd’hui. Amen.

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