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Mercredi des cendres : 13 février 2013

Publié le dimanche 17 février 2013 , par Jean-Marc

Convertissez-vous et croyez.

Homélie de l’abbé Guillaume de Mongolfier.

Dans la seconde lecture St Paul nous adresse un appel pressant : « laissez vous réconcilier avec Dieu. » C’est un appel de Dieu qui veut nous réconcilier à lui, c’est lui qui agit nous n’avons qu’à nous laisser faire. Et même plus, Paul nous redit que nous avons déjà reçu la grâce, il faut simplement la laisser agir. Voilà bien le sens de ce temps de carême.
Pourquoi alors l’Église nous donne-t-elle ces indications de jeûnes ? Parce que le Christ nous y invite. Dans sa grande sagesse, il connait notre difficulté à nous laisser faire, alors il nous propose des moyens pour lui ouvrir la porte plus facilement.

L’aumône : malgré son nom qui a été galvaudé, faire la charité, c’est se tourner vers l’autre, vers le frère qui est dans le besoin.
C’est prendre le temps de voir ce que j’ai en trop et que je peux partager avec celui qui n’a pas assez. C’est l’occasion de nous interroger sur nos habitudes de consommation : tout est-il juste ?
Sommes-nous vraiment libre dans nos choix de consommation ?
Car c’est bien de cela dont il s’agit, le temps de jeûne est aussi là pour nous libérer de ce qui nous entrave dans notre marche vers le Seigneur. Lorsque je cours après la richesse, et l’avoir je ne suis plus disponible pour la relation avec Dieu. Lorsque je prends le temps de donner, même de mon nécessaire, je me libère de cette obsession de l’avoir et je fais de la place dans ma vie pour les autres, pour Dieu.
C’est aussi le sens de l’invitation à la prière.

La prière peut être devenue une habitude, et l’habitude ce n’est pas mauvais en soi, c’est ce qui nous aide à continuer dans des périodes de fatigue, de plus grande difficulté. Mais l’habitude cela peut aussi devenir lassant. Pour ce temps de carême nous sommes invités à revenir vers le Seigneur, à trouver du temps pour la prière afin de renouer la relation avec lui qui nous attends dans le secret de notre cœur. Pour prier, nous le savons bien, le meilleur endroit n’est pas la place publique avec toutes les distractions qui nous entrainent loin du Seigneur, mais bien plutôt le secret de notre chambre.

Le jeûne, voilà la grande question, que peut on manger ou pas ? Faut-il faire un jeûne complet le vendredi, ou est-ce que l’on peut manger un peu de pain quand même ? Et le mercredi ?
Vous le savez bien, ce qui est important n’est pas la pratique en elle-même, mais bien ce vers quoi elle nous oriente. Si l’Église propose cette démarche du jeûne alimentaire, c’est parce que réduire son alimentation, cela permet d’être plus disponible pour la prière, la méditation notamment (vous avez déjà essayé de prier sur la digestion ?).

Mais surtout parce que le temps dégagé nous donne du temps pour être plus disponible aux autres, pour prendre un temps de prière plus conséquent, pour lire la Bible.
Il faut donc bien en comprendre le sens, il ne s’agit pas d’appliquer une règle, mais bien de voir dans nos vies ce qui nous éloigne de Dieu. A chacun de découvrir l’objet de son effort de carême. Pour l’un ce pourra être de diminuer le temps passé sur l’ordinateur, pour un autre l’effort sera du côté de la télé…
Le sens de toutes ces démarches nous est bien rappelé par l’oraison du début de la messe : « Accorde nous, Seigneur, de savoir commencer saintement, par une journée de jeûne, notre entrainement au combat spirituel ; que nos privations nous rendent plus forts pour lutter contre l’esprit du mal ».
Il s’agit bien de nous détourner du mal pour marcher vers le Christ, pour marcher vers la fête de Pâques et notre salut qui nous est offert par Dieu.

La démarche des cendres que nous allons vivre maintenant nous rappelle cette invitation à la conversion, elle est un moyen pour nous de signifier notre désir de marcher à la suite du Christ. La cendre nous rappelle que nous sommes limités, nous ne sommes pas tout puissant, c’est le sens de la parole qui peut accompagner l’imposition des cendres : « Souviens toi que tu es poussière, et que tu retourneras en poussière ». Ce n’est pas une démarche d’humiliation, d’écrasement mais une invitation à reconnaitre que nous avons besoin d’un sauveur, et que celui-ci n’attend que notre désir pour nous accorder le salut.

Alors avec confiance et humilité, mettons nous en route vers cette grande fête de Pâques, préparons nous à recevoir notre Salut et notre admission dans la demeure du Père.

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