Paroisse Pleumeur Bodou : aller au sommaire
Paroisse de Pleumeur Bodou
Quatre photos cliquables pour prier...
Image N° 269 Image N° 289 Image N° 252 Image N° 472
(242)Le seigneur regarde le terre, elle tremble, Il touche les montagnes, elles fument !
[D] 
(261)Dieu appelle la lumière « jour », et l obscurité, il l appelle « nuit ». 

Il y a un soir, il y a un matin. Voilà le premier jour.
[D] 
(264)Quand il a fini de parler, il dit à Simon : « Avance là-bas où l eau est profonde, et jetez vos filets pour attraper du poisson. » 

Simon lui répond : « Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre. Mais tu nous dis de jeter les filets, je vais le faire. »
[D] 
(236)Il y eut un soir, il y eut un matin... Ce fut le premier jour
[D] 

Accueil > Editos > Méditation du samedi saint

Méditation du samedi saint

Publié le vendredi 31 mars 2017

Méditation du samedi saint

Bernard Paillot

À première vue, parmi tous les jours de la semaine sainte et tous les événements qui sont survenus à Jésus et à son entourage, Il semble que le samedi saint soit le jour où il ne se passe rien. Rien de rien !

Et pourtant, ce « vide » du samedi saint est vécu un jour ou l’autre et de diverses façons par tous les hommes et les femmes, croyants ou non.

En effet, tout homme un jour ou l’autre, fait l’expérience du désarroi qui fait suite à un événement qui bouleverse la vie : un accident, l’annonce d’une maladie grave, la mort d’un être aimé, une catastrophe ou la guerre

Comme le samedi saint, c’est le jour du silence, du vide, de la stupeur, de l’absence de tout repère. C’est le jour où, après avoir été assommé, choqué, écrasé, on accuse le coup.

Stupéfaction ; tous ce que l’on faisait, tout ce que l’on croyait, tous ce que l’on espérait est remis en cause.

Les sécurités ont sauté. C’est le jour où l’on touche ses limites sa fragilité sa vulnérabilité

C’est le jour du désespoir où l’horizon est bouché et l’on ne voit plus d’avenir

C’est bien sur le jour et le temps du deuil.

C’est le jour ou la vie s’arrête, le jour où l’on est perdu, déboussolé, paralysé, anéanti, comme les disciples sur le chemin d’Emmaüs

Pour le croyant c’est le jour où, dans sa détresse, il crie vers Dieu : prends pitié de moi, Seigneur ! Viens à mon aide !

Mais Dieu se tait : le samedi saint, c’est le jour du silence de Dieu ; c’est ce qu’expriment, à leur façon, les cloches qui ne sonnent plus au clochers des églises

Dieu ne répond pas et on ne peut que crier : « mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

Le chrétien, lui, a commémoré toute la semaine la passion de Jésus

Jésus lui-même n’a-t- il pas connu, de son vivant parmi nous, l’échec de sa mission ! mais oui : les disciples n’ont rien compris, ils l’ont abandonné et Pierre l’a renié.

Jésus a été abusivement condamné, battu, outragé, humilié, avant de subir une mort affreuse et infamante.

Mais pour le chrétien, le samedi saint est aussi le jour de l’attente, de la persévérance et de l’espérance en dépit de tout, de la confiance qui fais dire : « tu es mon Dieu ; je n’ai pas d’autre bonheur que toi. »

C’est le jour de l’attente ; c’est la nuit du guetteur. Et, au milieu de la nuit, soudain un cri se fait entendre « voici l’époux qui vient ; allons à sa rencontre »

Cette rencontre est celle de Jésus ressuscité, le Christ, Fils de Dieu, Dieu lui-même. Il est le vivant depuis toujours et pour toujours ; vivant par sa parole par son eucharistie ; vivant au milieu de nous, en nous.

Le samedi saint nous apprend à être attentifs « comme le veilleur attend l’aurore », car Dieu est discret, sa présence demande à être reconnue.

Version imprimable de cet article Version imprimable