Paroisse Pleumeur Bodou : aller au sommaire
Paroisse de Pleumeur Bodou
Quatre photos cliquables pour prier...
Image N° 262 Image N° 247 Image N° 240 Image N° 282
(292)Je prends les ailes de l aurore, je me loge au plus loin de la mer ; même là, ta main me conduit.
[D] 
(242)Le seigneur regarde le terre, elle tremble, Il touche les montagnes, elles fument !
[D] 
(260)L homme de foi est comme un arbre au bord d un cours d eau.
[D] 
(283)L émerveillement se cultive dans l intériorité du Christ
[D] 

Accueil > Editos > Libre, oui mais de quelle liberté ?

Libre, oui mais de quelle liberté ?

Publié le dimanche 2 février 2014 , par Robert Gautheret

Libre, oui mais de quelle liberté ?

Début janvier, j’ai eu l’occasion d’approfondir ma connaissance de Thomas More grâce à plusieurs conférences qui ont eu lieu à Lannion, avec Jacques Mulliez et Christine d’Erceville.
Cette rencontre fut pour moi l’occasion de la découverte, ou de la redécouverte d’un secret, le secret d’un homme libre. Libre oui, mais de quelle liberté ?
Avec Thomas More, nous découvrons que la vraie liberté est la liberté intérieure, la liberté d’une conscience éclairée. Cette liberté n’est pas une liberté de girouette qui pointe d’où vient le vent. La liberté dont nous parle Thomas, est celle de ceux qui prennent les moyens d’éclairer leurs choix afin de pouvoir les vivre ensuite.

En cette année 2014, nous aurons des choix à faire, des positions à exprimer.
D’abord avec les élections municipales, mais aussi sans doute sur un certain nombre de questions dites ‘‘de société’’. Et même si notre avis ne sera peut être pas sollicité dans les urnes pour toutes ces questions, nous serons probablement amenés à nous positionner dans des discussions avec nos proches, nos voisins, des amis…

Quelle sera alors notre liberté ? Choisirons nous en fonction du « qu’en dira-t-on » ? D’après ce qui paraît le moins risqué ? Ce qui est juste ? Ou bien peut-être préférons-nous ne pas nous prononcer, c’est plus facile, mais est-ce vraiment être libre ?
Notre liberté nous devons l’acquérir en nous informant, pour pouvoir discerner toujours mieux ce qu’est le bien commun, bien commun qui n’est pas le bien pour le plus grand nombre, mais ce qui est bon pour tous, rappelons-le au passage.
En effet si nous croyons que Dieu est Père de tous, nous reconnaissons aussi que nous sommes frères de tous, et en conséquence nous ne pouvons pas choisir ce qui est bon pour seulement quelques-uns, (même si ce "quelques-uns" constitue une majorité), car alors c’est oublier certains de nos frères.
C’est donc en fonction du bien commun que nous sommes appelés à poser des choix, et il est parfois bien difficile de découvrir ce qui est réellement bon dans la complexité de notre temps. Mais est-ce parce que c’est difficile que nous serions exemptés de le chercher ?

C’est au prix d’un travail de discernement du Bien, du Juste, du Vrai que nous serons vraiment libres et pas enchaînés par telle ou telle influence.
Cette liberté est celle que Dieu veut pour nous, une liberté de répondre à son amour librement.

P. Guillaume de Montgolfier

Version imprimable de cet article Version imprimable