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Paroisse de Pleumeur Bodou
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(255)Ce sont des pêcheurs, et ils sont en train de jeter un filet dans le lac. 

Jésus leur dit : « Venez avec moi, et je ferai de vous des pêcheurs d hommes. » 

Aussitôt, ils laissent leurs filets et ils suivent Jésus.
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(231)Pour le Seigneur, un jour est comme 1 000 ans, et 1 000 ans sont comme un jour.
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(260)L homme de foi est comme un arbre au bord d un cours d eau.
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(253)Je suis la vraie vigne et mon père est le vigneron.
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Le christianisme bâillonné ? - L’édito de Laurent le Boulc’h

Publié le mardi 1er février 2011 , par Robert Gautheret

Le christianisme bâillonné ?

La presse nous apprend qu’un agenda distribué par la commission européenne à plus de trois millions de lycéens et étudiants européens ne fait aucune référence au calendrier des fêtes chrétiennes. Cette omission est d’autant plus choquante qu’il y est fait mention de certaines fêtes juives, musulmanes et bouddhistes.

Il y a là quelque chose d’étrange et dont on ne finit pas de s’étonner qu’elle dure encore. Comment peut-on justifier raisonnablement cette mise à l’index d’une des racines principales constitutives de notre civilisation ? Comment peut-on céder à cette censure de l’histoire ? Quel est ce réflexe adolescent qui conduit à se couper de la religion de ses pères ? Comment passer sous silence les millions d’européens attachés à la foi chrétienne ? Le christianisme serait-il devenu si dangereux ? Et les croyants, des pestiférés ? De quel mal serions-nous donc victimes et dont il faudrait protéger nos contemporains ?

Il y a quelque chose de lassant à devoir sans cesse s’expliquer sur le sujet. Se défaire des soupçons faciles d’extrémisme, d’intolérance, de passéisme… Des dérives religieuses existent, c’est vrai, et font trop entendre leurs voix. C’est là un phénomène complexe dont les clefs ne sont pas toutes religieuses. Les désillusions vis-à-vis du monde contemporain ont leur part. Mais nous savons aussi que l’ignorance religieuse est la principale porte ouverte aux extrémismes. D’où l’effet pervers d’une religion acculée à la clandestinité.

Cette crispation vis-à-vis du christianisme est d’autant plus étrange qu’aujourd’hui en France des intellectuels de tous horizons retrouvent, non pas nécessairement le chemin de la foi, mais celui au moins d’un intérêt renouvelé pour le catholicisme. Dans notre société qui par certains aspects donne parfois l’impression de quitter sa référence humaniste pour basculer dans un autre monde à la fois séducteur et inquiétant, ces penseurs trouvent dans le catholicisme une riche et longue tradition de réflexions. Le catholicisme, quand il sait conjuguer la foi et la raison, nourrit la réflexion sur des questions aussi actuelles que l’éthique, la doctrine sociale de l’Église, la relation homme femme, la famille…

Il est vrai que sur tous ces points l’Évangile contient en germe une puissance critique qui peut déranger les pensées les plus conformistes.

Cela dit, dans notre monde si inédit et complexe à la fois, aucune pensée un peu consistante ne devrait être d’emblée écartée dans la recherche difficile de ce qu’il serait bon et juste de promouvoir ensemble au service de la vie des hommes.

Et encore, au nom de quoi faudrait-il priver les générations qui viennent de l’accès à ce trésor qui a donné et donne encore à tant d’êtres humains des clefs pour devenir plus humains ?

P. Laurent Le Boulc’h

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