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(242)Le seigneur regarde le terre, elle tremble, Il touche les montagnes, elles fument !
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(233)Au pied de la croix, marie pleurait...
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Culture et foi 2011

« Le catholicisme aujourd’hui : défaite ou défi ? » Conférence du 11 août

Conférence du 11 août 2011

Publié le mercredi 21 septembre 2011, mis a jour le lundi 31 juillet 2017 , par Robert Gautheret

Conférence par le Père Laurent Le Boulc’h, curé de Lannion.


Avant de parler de défaite, de défi, la réflexion se porte sur un état des lieux où le vertige a sa part : en effet «  notre époque est inédite » ; tout a basculé dans l’ordre social, intellectuel, humain. «  les observateurs relèvent une série de révolutions qui s’alimentent les unes les autres ». Sont mentionnées alors toutes les révolutions (et non évolutions) qui ont bousculé notre siècle ; et par exemple la révolution bio-génétique (manipulations sur le vivant) et la révolution économique (mondialisation des échanges).

Nous-mêmes avons changé, comme le monde et avec lui : l’individualisme prévaut, l’autorité vacille et les institutions sont fragilisées (éducation par exemple).
Et le catholicisme ? Il n’est pas à l’abri, évidemment : en France, il « souffre et vacille ». Le catholicisme qui « a façonné notre civilisation, n’irrigue plus la société ». Ici l’analyse du père L. le Boulc’h se fait en profondeur, pour éviter, ce dont on se satisfait souvent, l’impressionnisme des idées toutes faites. Coupé de la culture ambiante, refoulé dans la sphère privée, le catholicisme se marginalise ; ou plutôt, il entre en dissonance (« voix discordante »). Donneur de leçons , qu’on n’écoute plus, car il dérange.

Mais attention disent certains (des intellectuels très écoutés parfois) : la rupture n’est pas consommée (entre le monde et l’Évangile) ; «  l’impact du christianisme » est tel qu’il a fait émerger une culture - patrimoine de tous – où brillent les valeurs intangibles de respect et de dignité de la personne (par exemple). Malgré tout, les plus avisés des penseurs actuels entérinent douloureusement la rupture d’avec la société : ils pressent même les chrétiens de réorienter la marche du monde par un incessant travail de contestation, de questionnement ; le christianisme est doté d’un réel « pouvoir subversif ».

Le père L. Le Boulc’h dénombre alors les contributions possibles du génie catholique à la pensée humaniste : Foi et raison s’allient noblement, de même qu’avec la culture. Le catholicisme est fondateur de la recherche d’une identité humaine ouverte, communiante, surtout depuis Vatican II. Le monde ne peut pas ne pas reconnaître les prises de position systématiques des chrétiens en faveur de la dignité de la personne. Sans doute, mal et souffrance continuent de hanter les consciences mais au moins le catholicisme ne refuse pas ses réponses : celle, majeure, d’un Dieu de compassion épousant la condition humaine.

Relisons, toujours en termes de défi - et non de provocation – ces temps nouveaux ; présents sans renoncement, abandonnons tout esprit de conquête, pourvus de «  la seule force de l’Esprit qui agit dans nos faiblesses  ». In fine, le Père propose quelques clés («  attitudes spirituelles  ») pour que nous devenions « témoins vivants du génie du catholicisme » : nourrir notre culture humaine, structurer notre foi, être là où l’homme risque d’être mis à mal, nous appuyer sur une liturgie belle et soignée qui serait comme la pointe de notre prière.

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