Paroisse Pleumeur Bodou : aller au sommaire
Paroisse de Pleumeur Bodou
Quatre photos cliquables pour prier...
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(269)Dans le soleil ou le brouillard, Il faut tracer jour après jour 

Un chemin pour la Bonne Nouvelle, La nouvelle de ton Amour.
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(278)Que le Seigneur se réjouisse de ses oeuvres.
[D] 
(289)Au soleil de nos rencontres 

L espérance est en chemin 

L aventure est notre route 

Et l amitié notre pain
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(223)Dans les ravins tu fais jaillir les sources, elles cheminent au milieu des montagnes.
[D] 

Le Père Pierre se présente

Publié le samedi 6 novembre 2010 , par Corentin Penn

Le Père Pierre Kouassi Nkruma se présente...

Enfin les tractations à l’ambassade de France en Côte d’Ivoire ont pris fin. Le visa donné, l’avion par Royal air Maroc nous a embarqués le vendredi 8 octobre 2010 à 2h du matin pour Paris où les trois missionnaires ont débarqué après 5 heures d’escale à Casablanca. Comme une femme en couches, nous avons oublié notre fatigue lorsqu’à l’arrivée à Lamballe nous avons vu une table bien garnie et autour de laquelle nous attendaient des confrères de tous âges, de toutes tailles, de toutes couleurs et de toutes responsabilités pour le dîner qui n’a commencé qu’à 22h à cause du trajet extrêmement long : Paris-Lamballe. Heureusement que Michel le conducteur et sa moitié, que je me plais d’appeler sa capitaine ont une expérience inouïe en la matière.

Après le repas empreint de convivialité, de fraternité, comme à un bal, chaque curé d’accueil a pris son vicaire : qui pour Lamballe, qui pour Saint- Brieuc, qui pour Lannion qui n’est nul autre que votre serviteur.

Ce frère en Christ dans le sacerdoce commun et ministériel porte le nom de KOUASSI NKRUMA Pierre. Ainé d’une famille de huit enfants, quatre filles et quatre garçons. Mon père et ma mère, analphabètes, m’ont donné naissance vers 1955 dans un village du nom de Yakassé-Féyassé où à l’époque il n’existait pas de maternité. Il y a seulement dix ans que l’état-civil s’est arrangé pour fixer la date de ma naissance au 1er janvier 1955 pour avoir une date d’anniversaire comme tout le monde.

Le 3 novembre 1988, mon père, comme dit sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, entrait dans la vie. Ma mère a suivi son conjoint le 20 septembre 2001 en me laissant la charge de 4 filles et 3 garçons en tant qu’aîné. Cette responsabilité pour mon état de vie n’est pas sans difficultés mais avec Dieu, avec l’intercession de la Vierge Marie et la solidarité des Hommes et des Femmes de bonne volonté, je m’en sors tant bien que mal. Voyez comme Dieu est merveilleux ! Merveille ! Dieu nous aime, son amour n’aura pas de fin.

C’est animé par cette foi, cet amour au Dieu Père que malgré la situation qui prévaut en famille j’ai renouvelé mon oui, sans restriction, sans condition, sans contrainte, à son appel à la mission Ad extra à Lannion dans le diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier par l’intermédiaire de son excellence Monseigneur Boniface ZIRI, évêque d’Abengourou en Côte d’Ivoire.

Mon ordination date du 8 aout 1982. Et je séjourne pour la deuxième fois en France ; le premier fut consacré aux études à la catho de Paris où j’ai pu décrocher une licence canonique en théologie pastorale.

Maintenant je viens non pour un retour de l’ascenseur concernant l’évangélisation, comme certains se plaisent à le dire, mais collaborer, partager ou nous enrichir de nos expériences, celles des jeunes Églises et celle de la Fille ainée de l’Église ; car chez nous, en Afrique, l’ainé constitue un puits intarissable de sagesse. Avec mes frères africains, d’Haïti et de bien d’autres continents nous venons marquer de façon constante l’universalité de l’Église, une Église aux couleurs d’arc-en-ciel, nous voulons nous joindre à vous pour témoigner que la fraternité universelle, la coopération Nord-Sud ne sont pas de vains mots mais un comportement.

Merci d’avoir fait de nous les membres de la sainte ÉGLISE, de la Famille et du Peuple de Dieu. Merci de votre accueil chaleureux même si nous avons amorcé l’automne, mais la chaleur ne se trouve t’elle pas dans le cœur ? Par ailleurs, si dans notre intention de bien faire, si dans nos élans, nos zèles apostoliques, vous constatez des faiblesses de notre part , comme de bons chrétiens, accordez-nous votre pardon car nous sommes des humains. Pour paraphraser Saint Paul, le bien que je veux faire je n’y arrive pas, et le mal que je veux éviter c’est là que je m’affaisse. Priez pour nous vos frères, priez pour que nous soyons de bons et saints prêtres. Priez DIEU pour que notre apostolat soit à la mesure de vos espérances pour le bonheur de nos deux diocèses frères et pour sa plus grande gloire.

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