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(264)Quand il a fini de parler, il dit à Simon : « Avance là-bas où l eau est profonde, et jetez vos filets pour attraper du poisson. » 

Simon lui répond : « Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre. Mais tu nous dis de jeter les filets, je vais le faire. »
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(222)L enfant, un sacrement de Dieu.
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(284)Un jour viendra où le désert refleurira
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La route pascale de François

Publié le mardi 2 avril 2013

La route pascale de François

Le mercredi 13 mars 2013, les cardinaux, réunis en conclave, ont donné à l’Église catholique un nouveau pape : Jorgo Mario Bergoglio devenu François. Le nom qu’il s’est choisi, ses premiers gestes et mots, ont marqué les observateurs qui ont souligné sa profonde humilité et sa proximité avec les pauvres. Le calendrier décidé de manière réfléchie par Benoît XVI a permis que le successeur de Pierre commence son ministère en plaçant ses pas dans ceux de Jésus au long de son itinéraire de Passion et de Résurrection. Il y a quelque chose de fort à penser, qu’au tout début de son pontificat, François s’est trouvé, par la grâce de la liturgie, en communion profonde avec son prédécesseur Simon Pierre accompagnant le Christ dans les événements décisifs de sa vie. On imagine alors qu’il a éprouvé avec lui la fragilité de l’apôtre dans son renoncement et sa lenteur à croire devant le tombeau vide, sa joie extrême devant la miséricorde du Christ et le mystère de sa Résurrection, et puis, son humble accueil de la confiance reçue devant la lourdeur de la mission.

Le mystère de Pâques est au cœur de la vie de tout ministre de l’Église comme de tout baptisé dans l’Église, sinon cette vie n’a pas de sens.

Quel sens aurait le Baptême sans la victoire du Christ sur la mort et le don de son amour plus fort que le mal et la mort dans lequel les disciples sont plongés ?

Quel sens aurait l’Eucharistie si le Ressuscité ne venait pas s’y donner dans sa parole, son corps et son sang partagés ?

Quel sens aurait ses vies données dans la prêtrise, la vie religieuse ou la consécration si le Christ vivant ne les appelait pas à le suivre ?

Quel sens aurait l’existence de l’Église sans la présence vivante et actuelle, au milieu d’elle, du Ressuscité qui la soulève pour qu’elle soit au milieu du monde le signe, certes maladroit, mais cependant réel de son amour exigeant pour les hommes ?

Allons plus loin encore.
A moins de se résoudre à l’absurde et au non sens, les hommes donnent du sens à leur existence de bien des manières. Certains s’efforcent de léguer aux générations qui les suivront la mémoire d’une sagesse de vie. D’autres cherchent à marquer leur passage sur terre d’une œuvre qu’ils auront bâtie. D’autres encore se considèrent comme de simples éléments au service du recyclage permanent de la vie…

Combien va plus loin la révélation de la Résurrection du Christ Jésus. L’événement de Pâques a un impact à nul autre pareil dans la vie des hommes, car il est le don d’une formidable espérance. Non pas seulement, et c’est pourtant souvent ce à quoi nous la réduisons, un espoir vaguement perçu d’une hypothétique autre vie après la mort, mais la confiance absolue qu’avec Jésus le Vivant, la vie éternelle est déjà commencée ici-bas avant qu’elle n’explose dans la vie à venir.

Et c’est comme si, pour les chrétiens, les choses s’inversaient soudain, car, d’une certaine manière ce n’est plus tant la vie d’ici-bas qui détermine la vie dans l’au-delà, mais, à l’inverse, la vie de résurrection qui est appelée à déterminer notre vie présente. Puisqu’en Jésus Ressuscité, l’amour et la justice, la fraternité et la paix de Dieu, ont manifesté leur victoire, c’est avec eux désormais que, dans la force de l’Esprit, nous conduirons sans crainte notre vie d’aujourd’hui.

Sur cette route pascale, Saint François fut un des plus grands témoins de l’histoire, portant sur lui, dès cette terre, les stigmates du Crucifié et la joie céleste de la résurrection, au point que la tradition populaire a reconnu en lui un cinquième évangile.
Au moment où François commence sa lourde charge d’évêque de Rome et pape de l’Église, chargé de veiller à sa communion et à sa fidélité dans le témoignage du Christ mort et ressuscité pour notre monde, que notre prière à l’Esprit l’accompagne humblement. Nous lui souhaitons de tout notre cœur avec toute l’Église une belle route pascale.

« Frères, vous êtes ressuscités avec le Christ. Recherchez donc les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Tendez vers les réalités d’en haut, et non pas vers celles de la terre. En effet, vous êtes morts avec le Christ, et votre vie reste cachée avec lui en Dieu. Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire. » Col 3, 1

P. Laurent Le Boulc’h

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