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Paroisse de Pleumeur Bodou
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La première communion - jour de l’ascension -à Trébeurden en 2010

Publié le lundi 6 septembre 2010, mis a jour le lundi 21 mars 2011 , par Corentin Penn

Première Communion dans la paroisse de Pleumeur Bodou en 2010 le jour de l’Ascension à Trébeurden

C’est l’abbé Chilair Boncoeur qui présidait la cérémonie de la première communion le jour de l’Ascension. Plusieurs personnes ayant souhaité retrouver les photos de cette belle cérémonie, photos qu’elles n’avaient pu faire nous les publions maintenant. Ceux qui voudraient des copies originales sans corrections de qualité pour internet peuvent nous les demander. L’homélie de Chilair ne nous a pas été communiquée

Sachant que l’année prochaine la première communionse fera le jour d’un Dimanche en chemin, nous publions donc le texte intéressant de Laurent le Boulch à cette occasion le 6 Juin.

Saint Sacrement – 1ère communion – Dimanche en chemin – 6 juin 2010

Qu’est ce donc qui vous a décidé à entrer dans cette église ce dimanche matin ? La joie d’une fête en famille ? L’engagement à participer aux « dimanches en chemin » en catéchèse sur notre paroisse ? Le rite traditionnel d’une première communion ? Tout cela est vrai, bien sûr.

Mais peut-être y a-t-il encore quelque chose d’autre. Quelque chose de plus fort et de plus fondamental. Quelque chose d’essentiel.

Oui, peut-être y a-t-il en vous ce matin, c’est en tout cas ce que j’espère profondément, une autre faim, une autre soif. C’est une soif exigeante. La faim la plus vitale qui soit en l’être humain.

La faim et la soif de Dieu.

Avoir faim de Dieu. Avoir soif de Dieu.

Avoir faim de Dieu : n’est ce pas cela qui nous distingue le plus nettement, nous les hommes, de nos frères et soeurs les plantes ou les animaux comme aimait dire Saint François d’Assise ? Il y a en nous la faim, la soif de Dieu. Nous avons faim et soif de Dieu.

Nous sommes venus dans cette église ce matin parce que nous portons en nous cette faim et cette soif de Dieu.

La faim de Dieu en l’homme c’est comme un grand désir en lui. C’est croire qu’on est fait pour une belle rencontre. C’est une soif qui nous fait espérer une rencontre infinie d’amour. Une rencontre qui nous rendrait plus heureux. Une rencontre qui nous épanouirait. Une rencontre qui donnerait à notre vie toute sa beauté, toute sa plénitude.

Tout homme est habité au-dedans de lui par cette soif là. Et c’est cette faim d’amour qui le porte àrencontrer les autres, à vivre en amitié avec eux, à fonder une famille, à soigner et à guérir, à travailler à la justice et à la paix…

_Mais il arrive aussi que des hommes n’entendent plus cette faim en eux. Ils l’oublient. Ou encore ils la cachent et la repoussent. Ils ne veulent plus croire à la rencontre d’amour. Ils ont apparemment perdu la soif de Dieu.

Il y a plus de 2000 ans, Jésus est venu réveiller la faim et la soif de Dieu en l’homme. Si souvent dans les Evangiles, quand des hommes et des femmes rencontrent Jésus, c’est leur faim et leur soif de rencontrer Dieu qui grandit en eux. En allant à Jésus, ils sont portés par le désir de Dieu.

Jésus est celui qui sait répondre à cette faim de Dieu en l’homme.

Dans l’évangile de ce jour, les foules ont faim. Les disciples eux ne veulent rien savoir. Ils se bouchent les oreilles. Ils refusent d’entendre la faim de la foule parce qu’ils ne savent pas comment répondre à cette faim. Cela leur paraît impossible. Ils veulent renvoyer les gens chez eux.

Mais Jésus, lui, entend la faim de la foule. Il l’accueille et lui répond. Lui seul peut la combler. Il la nourrit. Mais quand il nourrit la foule, c’est bien plus que du pain et du poisson qu’il lui donne.

C’est sa vie, son amour venu de Dieu en lui, qu’il leur donne.Cela la foule et les disciples ne le comprendront que bien plus tard. Quand les disciples au dernier repas de Jésus l’entendront dire à propos du pain « ceci est mon corps livré pour vous ».

Et c’est plus tard encore que les disciples comprendront que Jésus continue, après sa mort, jour après jour, d’entendre la faim des hommes et de lui répondre en leur donnant sa vie de ressuscité.

Les enfants, depuis quelques années, vous avez appris à reconnaître en vous cette soif de Dieu. En vous, le désir de rencontrer l’amour de Dieu a grandi. Cette rencontre d’amour vous l’avez déjà expérimentée à certains moments de votre vie. Dans un moment de prière, dans une relation débordante d’amitié, dans un chant de joie, dans une rencontre de catéchèse ou en famille, dans un beau silence, dans le regard posé sur Jésus, dans la contemplation de la beauté de la création, vous

avez déjà reconnu l’amour de Dieu qui vous est donné.

Mais, aujourd’hui, mes amis, vous allez plus loin. Vous allez beaucoup plus loin dans la rencontre de l’amour de Dieu. ar, pour l’Eglise, il n’y a pas de rencontre de Dieu plus belle et plus intense qui réponde à la faim des hommes que celle de la communion dans l’Eucharistie de Jésus.

Ce n’est pas là une affaire de ressenti. Il peut arriver que dans une messe on ne ressente pas grandchose et il y a surement des moments plus émouvants dans la vie. Et pourtant, frères et soeurs, dans l’Eucharistie de Jésus, Dieu va le plus loin possible dans la rencontre d’amour avec nous.

Le Christ Ressuscité nous donne sa Parole. Dans le pain et le vin partagés, il nous donne toute sa vie,

tout son être vivant. Et c’est tout l’amour de Dieu qui nous habite et prend vie en nous. Forts de cet amour de Dieu en nous, nous entrons dans l’amitié avec nos frères et nos soeurs. La rencontre de l’amour de Dieu en Jésus nous transforme et fait de nous des témoins de cet amour les uns pour les autres.

Frères et soeurs, nous sommes venus dans cette église ce matin portés par la faim de Dieu, le désir fort de rencontrer un amour infini. A chaque Eucharistie cette rencontre d’amour nous est donnée dans le Christ Jésus. C’est la merveille de l’Eucharistie. Depuis des milliers d’années, elle se renouvelle de dimanche en dimanche. Elle comble notre faim d’une rencontre d’amour et la fait grandir encore.

Heureux êtes vous, les enfants, d’y communier pour la première fois. Heureux sommes nous d’être invités chaque dimanche à la Rencontre du Seigneur.

Amen.

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