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(460)Un coeur sans amour est comme une rivière qui n a plus d eau pour abreuver ses rives
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(221)L Éternel combattra pour vous ; 

et vous, gardez le silence.
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L’Assomption de Marie

Publié le lundi 1er août 2011 , par Robert Gautheret

L’Assomption de Marie

C’est au cœur du mois d’août que l’Église en foule célèbre la fête de l’Assomption de Marie. Chez nous, en Bretagne, de multiples pardons et pèlerinages rassemblent des milliers de fidèles.

Je me souviens particulièrement du pardon de Notre Dame de la Clarté célébré en 1997 dans le sillage des Journées Mondiales de la Jeunesse. Notre diocèse avait accueilli, le temps d’une semaine, des centaines de jeunes venus d’Allemagne, d’Angleterre, du Bénin, du Burkina, de Guadeloupe, d’Italie, du Togo et d’Ukraine avant qu’ils ne se fondent dans la foule de Paris. Notre Père évêque avait invité toutes ces délégations avec leurs familles d’accueil et les JMJistes Costarmoricains à se rassembler au Tertre de la Clarté le 15 août. La préparation fut laborieuse, marquée par des tensions entre « les anciens et les modernes », mais, au bout du compte, ce fut un magnifique pardon sous un soleil rayonnant, marqué par la beauté et la ferveur de la piété bretonne et l’émerveillement devant les expressions de la foi des Églises plus jeunes.

De même, en ce mois d’août 2011 nous nous unissons dans la prière avec tous les jeunes qui vont vivre un concentré d’expérience d’Église à Madrid. Nous sommes en communion aussi avec tous ceux et celles qui vont se rassembler pour fêter Marie en ce 15 août.

Dans une société qui a besoin de mieux connaître son passé pour se réconcilier avec lui, les pèlerinages et les pardons renouent le fil de notre histoire. Ils nous inscrivent dans la longue marche qui relie les hommes et les femmes avec les générations qui les ont précédés, mettant leurs pas dans leurs pas, partageant avec eux les mêmes rites et les mêmes gestes. Ils le font, non comme on visite un musée en passant dans une histoire qui nous serait devenue un peu étrangère, mais comme des pèlerins qui aiment revivre en eux et prennent à leur compte en l’actualisant l’héritage des générations qui les précédent.

Dans une société qui peine de plus en plus à s’ouvrir aux autres cultures parce qu’elle craint de perdre son identité, les pardons et les pèlerinages créent des liens forts de fraternité entre ceux et celles qui s’y rassemblent. Ils leur donnent de communier dans une même identité partagée. Ils trouvent fierté à se reconnaître unis dans une même foi, non en s’enfermant dans un ghetto, mais en s’ouvrant à l’humanité toute entière. C’est ainsi que l’Église est Catholique.

Parce qu’ils donnent ainsi aux croyants de s’inscrire dans la tradition, sans les enfermer dans la nostalgie mais en les ouvrant à l’avenir, parce qu’ils leur permettent de plonger dans leur identité collective sans les replier sur eux-mêmes, mais en les reliant à tous les peuples, pèlerinages et pardons sont d’une grande richesse pour notre temps aujourd’hui. Que Marie nous aide à nous greffer sur le Christ solidaire des hommes de toutes générations et en tous lieux.

P. Laurent Le Boulc’h

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