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Paroisse de Pleumeur Bodou
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(248)Entre Tes mains, je remets Seigneur mon esprit 

Entre Tes mains, je remets ma vie
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(238)A la sueur de ton visage, tu gagneras ton pain
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(270)Chacun de nous est le fruit d une pensée de Dieu. Chacun de nous est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire
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(1298)Mon Dieu 

que des chemins de Paix et de Justice s ouvrent enfin en Palestine souffrante, promise depuis des décennies au partage délicat de sa terre habitable.
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Fête de la mer 2010 à L’Ile Grande

Publié le dimanche 22 août 2010, mis a jour le lundi 21 mars 2011 , par Corentin Penn

C’est Gilbert Biaye, qui depuis quelques années maintenant vient nous aider du Sénégal qui a présidé la fête de la mer 2010. Au Sénégal, durant notre été c’est la période des pluies et les pistes sont impraticables et les déplacements difficiles. GILBERT vient donc pendant cette période poursuivre sa mission de prêtre parmi nous. Par sa gentillesse et sa discrétion il a conquis l’amitié de tous .

Fête et bénédiction de la mer - une belle Fête de cet été 2010

Merci Gilbert

Homélie de la fête de la mer 2010

Chers frères et soeurs en Christ,dimanche dernier, la Parole de Dieu nous invitait à un bon usage des richesses pour ne pas qu’elles nous éloignent de nos frères et soeurs et du Dieu Créateur et Père de tous.

Aujourd’hui, dans cette page d’évangile de Saint Luc que nous venons d’entendre, Jésus nous invite tous à rechercher un trésor inépuisable, une bourse qui ne s’use pas, le Royaume de Dieu, la vie éternelle auprès du Père.

Le salut de nos âmes, c’est en effet un trésor que la mite ne peut ronger, que le voleur ne peut dérober. Et c’est là où nous devons mettre tout notre coeur.

Ce salut de Dieu, ce salut en Dieu ne peut être obtenu qu’en restant en tenue de service, qu’en gardant nos lampes allumées.

On pourrait alors se poser la question de savoir comment rester en tenue de service, comment garder nos lampes allumées dans ce monde actuel dans lequel nous vivons, dans notre société moderne où c’est la course effrénée à la richesse, aux loisirs ?

Croyants, nous savons que notre patrie, c’est le ciel, le paradis que le Seigneur nous a promis. Ne le perdons jamais de vue, ayons-le toujours en ligne de mire.

Déjà, dans l’Ancien Testament, nos ancêtres dans la foi au Dieu unique d’Israël entrevoyaient cette issue heureuse de leur existence terrestre. Ils espéraient cette vie dans la maison du Père. Éclairés par la Parole de Dieu, ils avaient la ferme conviction qu’ils étaient en pèlerinage sur cette terre et que leur véritable patrie , c’est le Ciel. Et c’est pourquoi ils pouvaient entonner des chants de louange au Dieu créateur. Ils étaient assurés des promesses de salut faites par Dieu lui-même qui ne peut les tromper.

Leur foi en ce Dieu a fait qu’ils ont vécu dans la droiture, la vérité, l’honnêteté, la justice. Leur foi inébranlable leur a donné l’espérance d’une vie dans l’au-delà, auprès du Père, un bonheur éternel et non plus éphémère.

L’exemple patent d’Abraham est là pour illustrer cette confiance, cette espérance en ce Dieu qui vient s’offrir, se donner, se révéler à l’homme sa propre créature.

Si Abraham est présenté comme modèle pour nous, c’est parce que tout simplement il a cru en ce Dieu qui s’est révélé à lui et en qui il a entièrement fait confiance, ce Dieu avec qui il a cheminé pas à pas jusqu’à la Terre Promise. Abraham, le père des croyants entrevoyaient déjà, lui aussi, le salut des nations préparé par Dieu pour tous les hommes.

Leur vie durant, tous ces ancêtres dans la foi, ceux qui nous sont présentés comme des personnes à imiter ont recherché avec foi et confiance la patrie céleste. A leur manière, ils ont gardé leurs lampes allumées, leur tenue pour servir, dans la simplicité, leurs frères et s ?urs, dans le quotidien de leur vie.

Aujourd’hui, disciple de Jésus-Christ, tout chrétien doit d’abord s’imprégner de la Parole du Maître. Et c’est cette Parole qui interpelle tout homme, toute conscience et qui permet de montrer ce qu’il faut faire, ici et maintenant.

Le champ du Seigneur est vaste. Mais chacun pour sa part peut témoigner de Jésus-Christ dans sa famille, son quartier, son lieu de travail, de loisir et que sais-je encore. Il n’y a donc pas un un endroit ou un seul domaine dans ce monde où on ne peut pas témoigner de l’évangile du salut.Tout ce que nous faisons doit avoir pour fondation et fondement l’évangile de Jésus-Christ.

Le marin en pleine mer, le plaisancier, l’agriculteur, le prêtre, le religieux ou la religieuse, l’ouvrier, l’artisan ou l’étudiant etc, tous nous devons rendre témoignage à la vérité de l’évangile du Christ Jésus qui nous invite à être sel et lumière dans le monde.

En ce qui nous concerne ce matin, en ce jour de la fête de la mer, garder nos lampes allumées, c’est certainement accepter les règles établies pour que la pêche profite à tous, pour que les loisirs en mer ne nous poussent pas au non respect de la nature, du bien commun. C’est peut-être aussi accepter de faire tout son possible pour que les eaux soient préservées, puisque l’eau est une ressource indispensable à l’humanité toute entière et surtout faire en sorte qu’elle soit accessible et en quantité suffisante à tous.

Chers amis croyants, rappelons-nous que notre Trésor, c’est d’abord et avant tout Jésus-Christ.

Cependant, pouvons-nous le dire en toute humilité, honnêteté et sincérité ? Faisons-nous réellement du Christ notre Trésor ? Notre coeuur est-il vraiment gagné au Christ ? C’est à chacune et à chacune de nous de répondre en conscience et en vérité.

Et si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, nous pouvons nous rendre compte que ce n’est souvent pas le cas. Nous sommes accaparés par d’autres choses et nous accordons à Dieu le reste de notre temps libre, parfois pour combler un vide. Il ne doit pas en être ainsi. Ça ne doit pas être : travail, loisirs, Dieu après. Non ! Dieu avant tout !

Oui, Dieu est au début et à la fin de tout. Écoutons et vivons de sa Parole. C’est en ce moment-là que nous pourrons mettre plus de vérité, de justice, d’honnêteté d’amour, de solidarité et de paix dans nos rapports de tous les jours. Et quand viendra le jour où le Seigneur daignera nous rappeler à Lui, il nous trouvera en tenue de service avec nos lampes allumées. Il dira à chacune et à chacun de nous : « serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton Maître, parce que tu as tenu bon en gardant ta lampe allumée ». Et puisque nous ne savons ni le jour encore moins l’heure où le Seigneur viendra, mettons-nous au service de nos frères et soeurs, mettons-nous au service du Père.

Nous ne pourrons pas prétexter que nous ne connaissons pas sa volonté. Il nous a éclairés, Il nous a même beaucoup donné, alors attendons-nous à ce qu’il réclame davantage de nous. L’évangile est là, nous ne pouvons pas faire comme si nous ne le connaissons pas. Ce n’est plus possible, puisque la Parole de Dieu est dans nos coeurs, elle à portée de nos mains.

Comme le pêcheur qui jette le filet en mer espérant prendre beaucoup de poisson, chrétiens jetons la semence de l’évangile dans tous nos milieux de vie, de travail, de loisirs. Comme le pêcheur qui fait le tri après avoir remonté le filet, le Seigneur fera lui-même le tri et donnera à chacun la récompense de ce qu’il aura fait sur terre. Ce n’est donc pas à nous de faire le tri.

Le Seigneur nous demande seulement de vivre l’évangile en étant le sel qui donne la saveur au monde qui en a tant besoin et lumière pour éclairer les hommes et femmes de cette terre.

Qu’en ce jour de la fête de la mer, le Seigneur nous aide à prendre la résolution de protéger la mer elle-même avec toutes les ressources halieutiques. Qu’il protège tous ceux et celles qui vivent du produit de la pêche et toux ceux et celles qui viennent en mer pour des loisirs ou d’autres activités. Qu’en tout cela ils puissent glorifier le Créateur de l’univers, lui qui nous demande de rester vigilants pour ne pas nous éloigner de lui et de nos frères et s ?urs à cause de notre travail et de nos loisirs. Il sait bien que nous en avons besoin, mais que cela ne nous fasse pas perdre la foi que nos ancêtres ont pris le soin de nous transmettre, eux qui ont quitté ces côtes bretonnes, françaises, européennes pour porter la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ à d’autres continents, notamment à l’Afrique et plus précisément dans mon pays, le Sénégal .

Daigne le Seigneur faire que leurs sacrifices ne soient pas vains aujourd’hui. Qu’il ramène à lui tous ceux qui ne croient pas ou ne croient plus en Lui. Magnifions-le dans ses oeuvres et avec Patrick RICHARD, reprenons l’hymne de la création et chantons : « Par tous les océans et par toutes les mers.... », pour lui dire le merci de notre coeur pour cette création merveilleuse qu’il a faite par amour. Que notre vie entière soit toujours un merci à ce Dieu Créateur et Maître de tout.

_ Amen.

Abbé Gilbert Biaye

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