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Fête de la mer 2007 à L’Ile Grande

Publié le dimanche 19 août 2007 , par Corentin Penn

Fête de la mer 2007 à L’Ile Grande

C’est au port, dans un sympathique environnement, qu’a eu lieu encore cette année, dans le cadre de la fête de la mer, la messe en plein air.

C’est le père Chilair Boncoeur qui présidait la messe à l’issue de laquelle il a procédé à la traditionnelle bénédiction de la mer, source de richesse de joies, mais aussi de labeur et de peines. Il y avait beaucoup de monde pour cette célébration préparée par les bénévoles de la paroisse.

Au cours de son homélie le père Chilair nous a rappelé combien l’écoute de Dieu et des autres était importante en commentant la rencontre de Jésus avec Marthe et Marie :

Homélie du Père Chilair.

Frères et Soeurs

Dans ce passage d’Evangile, nous constatons que tout est présenté comme une montée de Jésus vers Jérusalem. Jésus fait route vers ce lieu qui sera celui de sa Passion, de sa mort et de sa résurrection. En cours de route, il s’arrête dans un village pour entrer dans la maison de Marthe et Marie qu’il connaît bien. Il a besoin d’un peu de chaleur amicale. Chacune l’accueille à sa manière.

Marthe donne le meilleur d’elle même au service de la table. Marie reste au pied du Seigneur pour

l’écouter. Ne nous trompons pas sur le message de cet évangile. Jésus ne cherche pas à nous donner une leçon de morale sur l’hospitalité. Ce qu’il veut surtout nous faire découvrir c’est que Dieu est la. Il frappe à notre porte et il attend que nous lui ouvrions. C’est ce qui apparaît aussi dans la première lecture. Les trois mystérieux visiteurs qui sont accueillis par Abraham, c’est le Seigneur qui demande l’hospitalité et qui vient s’asseoir à la table de celui qui veut bien le recevoir.

Pour Abraham comme pour Marthe, il s’agit d’une hospitalité qui ne ménage pas sa peine. Pour recevoir ainsi, il ne faut pas craindre d’être dérangé dans son emploi du temps. Il faut trouver la délicatesse et la disponibilité qui fait que l’arrivant se sent vraiment attendu. Nous le voyons dans l’attitude l’Abraham qui ne se contente pas de se donner de la peine pour préparer un bon repas pour ses hôtes.

Il se tient debout pour écouter car il a compris que c’est Dieu qui vient le visiter. Frères et soeurs, pour un accueil de qualité, l’organisation matérielle ne suffit pas. Le plus important c’est

d’abord la qualité de la relation entre celui qui reçoit et celui qui est reçu. Voilà pourquoi Jésus fait cette remarque à Marthe : Tu t’inquiètes et tu t’agites ; ce n’est pas bon, tu passes a côté de la vraie priorité.

Aujourd’hui, Ce qui est premier pour Jésus c’est que l’on accueille sa parole. Rappelons nous la parabole du semeur. En nous racontant cette parabole et en la commentant, Jésus nous fait comprendre comment cette parole de Dieu peut être étouffée par l’enfermement dans les soucis de la vie. C’est ce danger que Jésus voudrait éviter à Marthe. Nous savons bien que les gens accaparés par les multiples occupations ont du mal pour parler gratuitement à leur hôte

Et dans notre Occident, le grand problème de beaucoup de gens c’est la solitude. Beaucoup ont simplement besoin de quelqu’un qui s’assoit à côté d’eux pour les écouter et leur donner un simple sourire. « Marie, assise au pied du Seigneur, écoutait sa parole. » Elle apprécie à sa juste valeur ce moment de bonheur qui lui permet d’entendre et d’accueillir la parole de Jésus sur le ton de la confidence.

Nous ne savons rien sur le contenu de la conversation et c’est vraiment dommage. Mais ce que nous avons, c’est la réponse de Jésus à l’impatience de Marthe : « Marie a choisi la meilleure part : Elle ne lui sera pas enlevée » Entendons nous bien, la meilleure part ce n’est pas de rester à ne rien faire. Le service de Marthe est absolument essentiel.

Dieu nous appelle aussi à servir, à agir pour lui et pour la mission dans l’Église et dans le monde. L’apôtre Paul et bien d’autres se sont donnés beaucoup de mal pour annoncer le Christ. Il est également essentiel que chacun fasse tout son possible pour lutter contre la misère, la famine, la violence. Nous avons beaucoup à faire pour construire un monde plus juste et plus fraternel. Mais de temps en temps, il est essentiel de savoir s’arrêter, de prendre du temps pour l’écoute de la parole de Dieu et la prière.

Mère Teresa qui a eu à affronter toutes les horreurs de la vie et de la mort passait de longues heures en adoration. C’est ce qui lui a permis de tenir et de durer. Elle puisait inlassablement à la source de cet amour qui vient de Dieu pour le communiquer aux plus pauvres parmi les pauvres. La

prière doit nous lancer à la suite du Christ. Et nous sommes invités à le suivre. Il nous invite à nous faire le prochain de tous ceux que nous croisons sur notre route et à les aimer comme des frères.

La meilleure part c’est d’écouter la Parole de Dieu et de la mettre en pratique en y mettant tout notre amour. C’est l’attention du coeur qui changera notre vie en profondeur. Marthe n’en est pas exclue. Elle aussi est appelée à écouter Jésus au coeur de ses soucis et de ses tracas. C’est Jésus qu’elle accueille dans la plus pauvre de ses hôtes. Les douze ont retenu la leçon. Cela se passait après la Pentecôte. Ils ont eu à choisir entre deux missions : la prédication de la parole et le service des tables.

Ils ont choisi de se consacrer entièrement à la prière et à la prédication de la parole de Dieu. Frères et soeurs, nous n’avons pas à choisir entre Marthe et Marie, entre le service et la prière. C’est lui Jésus qui nous choisit pour que nous demeurions en sa présence. Que nous soyons plutôt comme Marthe ou plutôt du côté de Marie, c’est toujours la meilleure part qui nous revient, c’est toujours la joie de nous retrouver auprès de Jésus.

Chaque dimanche nous, nous nous retrouvons pour l’accueil du Christ et de sa parole. Nous partageons le pain et le vin consacré ; ils sont le signe de la présence du Christ ressuscité. Puis nous sommes envoyés vers les autres pour être les témoins de son amour et de sa présence.

Que nos maisons, nos familles, nos villages soient des lieux ou chacun se sent accueilli et aimé comme un frère à la manière du Christ. A travers Marthe et Marie, c’est le Seigneur qui frappe à notre porte. Sachons le recevoir et l’accueillir sans réticence et sans retour en arrière.

Amen.

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