Paroisse Pleumeur Bodou : aller au sommaire
Paroisse de Pleumeur Bodou
Quatre photos cliquables pour prier...
Image N° 560 Image N° 466 Image N° 286 Image N° 236
(240)Sois bon pour qui est bon, Seigneur.
[D] 
(273)Mon Dieu et mon rocher, tu es pour moi un abri sûr.
[D] 
(259)La terre est remplie de ta richesse.
[D] 
(2580)Les cieux proclament la gloire de Dieu,

le firmament raconte l ouvrage de ses mains.

Le jour au jour en livre le récit

et la nuit à la nuit en donne connaissance. 

Psaume 19.
[D] 

Accueil > Editos > Contempler et partager ce qui germe

Contempler et partager ce qui germe

Publié le dimanche 1er septembre 2013 , par Robert Gautheret

Contempler et partager ce qui germe

Dans l’évangile, la plus petite de toutes les graines devient le plus bel arbre du potager, cinq pains et deux poissons suffisent à nourrir une foule immense et un crucifié déclenche une formidable onde de vie. L’évangile est ainsi traversé par un « principe de disproportion ». La Bonne Nouvelle commence toute petite, très humblement, misérablement même, et elle grandit magnifiquement !

Nous ne sommes pas accordés à cela. La plupart du temps, nous sommes portés à ne considérer que ce qui est grand et imposant. Nous rêvons de nombre et de puissance. Nous avons la nostalgie de la gloire passée. L’humble et le petit nous paraissent vite insignifiants.

Dans les temps d’aujourd’hui, les catholiques pourraient être tentés de désespérer car les statistiques dans notre église ne sont pas fameuses. L’Église en France est entrée, et depuis longtemps, en récession.

Mais alors, aurions nous donc oublié la « disproportion » de l’Évangile ? Les yeux fixés sur les apparentes et superficielles réussites, aurions-nous perdu de vue le travail profond et discret de l’Esprit ?

C’est bien d’une conversion qu’il s’agit de vivre : entrer dans le regard de la foi évangélique qui fait que ce qui est encore tout petit apparaît comme une promesse, et ce qui est en crise comme l’occasion d’une maturation profonde de la foi.

Il s’agit de relativiser des analyses, certes importantes à prendre compte, mais qui peuvent aussi s’avérer réductrices parce que trop prisonnières des chiffres, des statistiques et des logiques d’efficacité d’entreprise, pour entrer dans le regard étonnant et bouleversant de la foi.

C’est un appel à porter soin à ce qui commence et ce qui chemine, à résister à la déconsidération de ce qui ne pèse pas lourd, à rendre grâce, au contraire, parce qu’on a su y lire le signe de la présence de l’Esprit.

En ce temps de rentrée, deux attitudes peuvent nous guider.

La première sera de porter attention à ce qui germe dans nos paroisses. Je pense particulièrement à tout ce qui se met en mouvement dans la catéchèse, dans les préparations sacramentelles, dans la pastorale des jeunes, dans les rencontres de convivialité et de solidarité, les recherches autour de la culture et de la foi, les nombreuses propositions spirituelles et liturgiques, tous ces moments où nous apprenons ensemble devenir chrétiens. C’est à chacun qu’il revient de porter attention à cela, en y participant de son mieux, en encourageant ceux et celles qui les animent et en les accompagnant dans la prière.

La seconde sera de partager.
Partager entre nous. On ne peut pas devenir chrétien sans communiquer à d’autres la nouveauté de Dieu, tel qu’il vient à nous en Jésus le ressuscité. Les uns et les autres, nous ne connaissons peut-être pas suffisamment ce qui germe dans les paroisses. Trop d’humbles richesses nous sont ignorées. N’hésitons pas à les faire connaître, ne serait-ce que par le bulletin et les sites internet, la plaquette paroissiale qui vous sera distribuée bientôt, ou encore en le confiant à la prière de l’Église.

Le partager avec tous. Il ne s’agit pas de tomber dans les excès de la démonstration et du prosélytisme, et cependant, il suffit quelquefois d’un geste, une parole ou une question, une invitation, pour semer l’Évangile. Non que nous soyons obsédés par l’idée de faire du nombre, mais parce que nous expérimentons nous-mêmes à quel point la foi en l’évangile est un trésor offert aux hommes pour qu’ils y trouvent, réconfort, joie et espérance dans leur vie.

P. Laurent Le Boulc’h

Version imprimable de cet article Version imprimable